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Lundi 8 décembre 2008

"Résultat de l’état de guerre permanent et de l’anarchie ambiante, les sévices sexuels se multiplient dans les provinces orientales du pays. Ils atteignent des sommets de sauvagerie."

Cettre phrase, je l'ai trouvée dans un article de 2007. Qu'en est-il aujourd'hui ? Depuis le mois d'août dernier, la guerre frappe à nouveau l'est de la République démocratique du Congo. Des rebelles s'opposent aux armées du Congo. Et, au beau milieu de tout cela, des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, victimes de toute sorte d'horreurs. Beaucoup de femmes et de jeunes filles sont violées. Les enfants sont transformés en soldats. Tous se déplacent et se déplacent encore sur des dizaines de kilomètres, fuyant les combats et les bourreaux qui tuent, pillent, violent en toute impunité.

Les bourreaux sont connus mais ne seront sans doute jamais jugés. Pourquoi tout cela ? Pour quelques mines de je-ne-sais-quel produit susceptible d'être vendu à des acheteurs aux mains sales et à la conscience restée propre ? C'est contre les acheteurs que nous devons aussi porter nos accusations. Diamants de conflits et autres pierres précieuses, or, argent, cobalt. "L'argent appelle l'argent" comme dit la chanson de Zao, ce célèbre chanteur congolais. 

Les ONG et les agences des Nations unies tentent sur le terrain d'apporter leur aide aux populations déplacées, meurtries, violées dans leur maison, sur les chemins ou cachées dans les forêts. Elles viennent grossir la longue liste des victimes silencieuses.

Nous, ici, à quelques jours de Noël, ne restons pas silencieux !!!  

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 8 décembre 2008

La profanation du cimetière militaire de Notre Dame de Lorette vient nous rappeler combien des individus sont capables d'ignominies.

Inacceptable, horrible, incompréhensible... Cette série de profanations sur des tombes juives, musulmanes, chrétiennes est-elle le fruit d'illuminés ou de groupes organisés ? Quoi qu'il en soit, c'est une insulte à la mémoire des morts, une insulte à leurs enfants... Une insulte à notre mémoire collective dont les valeurs sont les victimes de ces attentats à l'honneur de nos morts.

Nous étions nombreux à descendre dans la rue, lorsque le cimetière de Carpentras avait été profané en 1990. Aujourd'hui, où sont les manifestants silencieux qui défilaient par dizaines de milliers dans les rues de Paris. Aujourd'hui, on laisse faire sans rien dire.

Il me semble que ces profanations mettent en cause les valeurs qui fondent la société toute entière. Nous ne devons pas rester silencieux. Nous devons nous mobiliser pour condamner avec force ces actes ignobles. Ne laissons pas faire.

N'oublions pas que l'on soit juif, chrétien ou musulman, rouge est toujours la couleur de notre sang !!!

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 25 février 2008
« L'Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée ».
Cheikh Tidiane Diop

Cheikh Tidiane Diop : « l’Afrique en attente »
 «  L’Afrique en attente  » L’Harmattan 2006, de Cheikh Tidiane DIOP

L’auteur de cet ouvrage magnifique est Cheikh Tidiane DIOP. Né au Sénégal, diplômé des Universités de Dakar, de Bourgogne et de Franche-Comté, il est titulaire d’un DESS en Gestion et Politiques Urbaines et d’un Master en Analyse et Gestion des Politiques Sociales, il prépare actuellement un Doctorat dont la problématique porte sur « les alternatives au modèle occidental de développement ».

Le continent africain serait en « faillite ». Ce constat rapide réalisé par de nombreux commentateurs ne résiste pas à l’analyse car l’hypothèse de l’échec des Africains participe d’un mépris ethnocentrique et traduit une vision latente dans l’inconscient de certains intellectuels : celle d’une Afrique dépendante et incapable de prendre son destin en main. Cette vision dans l’histoire des études consacrées à l’Afrique, tire sa substance dans les récits peu objectifs des explorateurs-conquérants et continue de rencontrer un succès foudroyant au XXIème siècle en raison d’une prétendue marginalisation du continent.
Une certaine littérature touristique, les médias, les agences de presse continuent de propager une image peu valorisante de l’Afrique, image faite de catastrophes, de famines, d’êtres pitoyables, affligés de maladies et se trouvant dans l’incapacité absolue. Ces observations rapides, superficielles et sensationnelles sont relayées par les organisations humanitaires qui se plaisent à sensibiliser l’opinion des nations nanties tout en faisant leur business sur la misère des malheureux africains. Convaincus que l’Afrique va ainsi, on occulte cette autre Afrique possible. Comment l’Afrique peut s’ouvrir au monde sans s’enfermer dans de nouveaux schémas de dépendance ? Comment surmonter les paradoxes de la mondialisation et parvenir à la définition d’un autre modèle de développement pour nos sociétés ?

Ce livre se donne comme objectif de rompre avec la tendance de l’afro-pessimisme triomphant pour fournir les bases d’une nouvelle vision aux élites politiques et intellectuelles africaines mais également à tout ceux qui s’intéressent objectivement à l’Afrique.

L’auteur de « l’Afrique en Attente ? » exhorte les Africains à regarder ce qui se passe dans le reste du monde pour comprendre que leur salut ne pourra venir que d’eux mêmes. Une nouvelle génération d’élites africaines devra relever le défi des Droits Humains et de la Paix sur le continent afin de garantir des espaces sûrs pouvant refaire de l’Afrique un partenaire fiable. Dans la nouvelle configuration géopolitique du monde, l’Afrique est appelée à jouer un rôle prépondérant en s’instituant dans un cadre unitaire comme un pôle de puissance.
 
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 25 février 2008

Sur les 50 pays les plus pauvres du monde, classés selon l’indicateur de développement humain (IDH) du PNUD, 33 sont situés en Afrique subsaharienne. 

Malnutrition, pauvreté, illetrisme, situation sanitaire désastreuse... le continent est la première victime du creusement des inégalités dans le monde. Si de 1960 à 1980, les pays d’Afrique ont enregistré des progrès sensibles en matière de développement économique et social, ces progrès se sont ralentis, notamment du fait des effets désastreux des plans d’ajustement structurel menés par les institutions financières internationales.

Sources : World Resources Institute (WRI), Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Banque mondiale, Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

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par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Dimanche 27 janvier 2008

80_hommes_pour_changer_le_mondeSuite aux commentaires de François Albert Gandon et Greg sur cette note, j'avais noté le titre de cet ouvrage dans un coin de ma tête mais sans suite.
Et voilà, le temps a passé et j'ai enfin acheté et lu 80 Hommes pour changer le Monde de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux.

Pour ceux qui ne connaissent pas le livre, il s'agit d'un tour du monde d'entrepreneurs sociaux (hommes et femmes) qui ont réalisé des projets bons pour les Hommes et la planète tout en étant parfaitement rentables, preuve que le développement durable est un secteur porteur et prometteur.

Des exemples ont été piochés sur les 5 continents et l'ouvrage aborde les thèmes de l'agriculture durable, l'architecture bioclimatique, la biodiversité, le commerce équitable, l'éco-design, l'écologie industrielle, l'éducation, l'énergie renouvelable, la gestion des déchets, la micro-finance, les ONG, la responsabilité sociale et environnementale, la santé, le transport et l'urbanisme.

Certains récits sont véritablement surprenants et le livre dans son ensemble donne l'envie de faire bouger les choses pour contribuer à la construction d'un monde meilleur sans être taxée de douce utopiste.

Résultat: un livre tout simplement génial, merci beaucoup pour la référence car ça aurait été dommage de ne pas le connaître. Je le conseille vivement à tout le monde !
A consulter aussi, le site de leur tour du monde en 80 hommes : http://www.80hommes.com

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 29 août 2007

J'ai trouvé ces bonnes feuilles sur l'exclusion... Bientôt l'automne et bientôt l'hiver, sauf si le dérèglement climatique actuel, nous met l'été à Noël et son lot de faits divers et de unes dans nos quotidiens annonçant la mort de dizaines de personnes exclues, dans la rue...

Un de ces exclus, tel un soldat inconnu anonyme survivant sur les champs d'honneur de la misère, a pris sa plume et son clavier et a traduit avec beaucoup d'humour cette vie quotidienne...

Vous pouvez découvrir l'intégralité de son site à l'adresse suivante :
http://webxclusion.ifrance.com/

 

Garantie

Ces pages ne sont accompagnées d'aucune garantie. Tu es entièrement libre d'en faire l'usage que tu veux (en respectant le copyright quand même) mais à tes risques et périls. Le rédacteur et l'hébergeur du site ne sont ni responsables ni coupables d'éventuels dommages survenus avant, pendant ou après consultation.

 

Ce site, offert gratuitement sans obligation d'achat ou d'adhésion à un club, est basé sur une expérience commencée il y a une (bonne) quinzaine d'années et toujours en cours, donc (*) :

a) tout ce qui est décrit ici est obsolète
b) tout ce qui est décrit ici est d'actualité
L'exclusion à la française

En France, six millions d'exclus fêtent l'An 2000 et la civilisation des loisirs, contemplent l'explosion du commerce sur internet, réfléchissent sur les bienfaits de la mondialisation, rêvent de faire des heures sup et de payer l'impôt sur la fortune. Six millions. Pas un de plus.

Qu'attendent donc les cinquante-quatre millions restant ?

L'exclusion laisse beaucoup trop de personnes au bord du chemin et il est temps de la mettre à la portée de tous dans un souci d'égalité et de justice. Les politiques de tous sexes le confirment : l'exclusion est leur principale préoccupation. On peut donc être rassuré, l'exclusion est bien l'avenir de l'Homme.

S'il est très facile de se fracturer le social, inutile d'encombrer les urgences pour autant. C'est pour venir en aide à ceux qui avaient cru de bonne foi qu'il leur serait enfin possible de devenir eux aussi les heureux bénéficiaires de l'exclusion que ces pages ont été écrites. Tu trouveras ici la marche à suivre pour choisir la meilleure galère et déjouer les pièges qui te guettent avant de devenir exclu qualifié.

La longue marche

Devenir exclu de haut niveau ne se fait pas en un jour, mais il faut bien commencer par faire le premier pas. Puis un autre. Et encore un autre.

D'ailleurs, tu passeras ton temps à marcher au hasard des rues. Tu feras démarches sur démarches. La société passera un marché avec toi (d'où l'expression "société de marché"). Tu marcheras de protestation, solidement encadré de récupérateurs solidaires. Tu marcheras dans des combines pourtant recommandées par tes meilleurs amis. Tu découvriras que les bureaux où tu te rendras sont toujours précédés de nombreuses marches afin que tu comprennes bien qui est le supérieur et qui est l'autre. Tu t'apercevras que parmi les 54 millions de non-exclus il y en a un certain nombre prêt à te marcher dessus à la première occasion. Y compris quelques politiques recherchant un marchepied pour grimper dans les sondages.
Pour finir, à toi la gloire de gravir une à une les innombrables marches de la réinsertion qui défileront sous tes pieds tel un escalier roulant pris à rebrousse-poil.

C'est bien la preuve que l'exclusion, pour marcher, ça marche !

Deviens exclu professionnel, c'est l'Etat qui sponsorise

Fonction publique et exclusion sont les deux plus gros employeurs du pays. Dans les deux cas c'est la collectivité qui paie. Attention : le cumul est interdit ! Impossible d'être à la fois fonctionnaire et exclu. En revanche, pour devenir SDF ou RMIste nul besoin de concours, ou alors de circonstances.

Avec un peu de bonne volonté et l'utilisation judicieuse des informations rassemblées ici tu peux toi aussi devenir un exclu. C'est un droit inaliénable reconnu à tout individu.

En 1999, la Bourse de Paris a gagné plus de 40 % tandis que le RMI n'augmentait que de 2 %, c'est dire la marge de progression disponible.

Fais valoir ton droit à l'exclusion : exige des ASSEDIC une indemnité dégressive, de la CAF une prime de Noël, de la Sécu des soins vétérinaires gratuits. Réclame au CCAS des bons d'alimentation pour pouvoir toi aussi manger du poulet d'épuration et du boeuf anglo/portugais étiqueté argentine. Demande au Trésor Public une attestation de non-imposition pour ne plus payer la redevance télé. Fais valoir tes droits auprès de la CRAM pour toucher ton minimum vieillesse. Rappelle à la COTOREP qu'il t'est impossible de te présenter à leurs bureaux parce qu'ils ne sont pas accessibles aux handicapés.

Et ce ne sont que quelques exemples de "lieux communs" qui sont le quotidien de l'exclu de base. Il n'y aurait même pas quelques miettes pour toi ? Allez, un petit effort, l'exclusion se mérite.

Tu seras exclu, mon fils

Pour t'aider à parvenir à tes fins, c'est-à-dire sans moyens, voici quelques-unes des questions qui seront abordées au fil des pages :

  • Pourquoi traverser dans les clous quand la rue est à toi ?
  • Pourquoi respecter une loi qui ne te respecte pas ?
  • Pourquoi payer un loyer quand le ciel est si beau ?
  • Pourquoi crever de faim quand tu peux manger gratuitement ?
  • Pourquoi te tuer au travail puisque tu meurs déjà de froid ?
  • Pourquoi avoir des relations quand tu peux te débrouiller tout seul ?
  • Pourquoi te soigner puisqu'un jour il faudra bien mourir ?
  • Pourquoi réfléchir puisque des spécialistes le font à ta place ?
  • Pourquoi acheter ton billet de train si tu n'as pas de quoi payer l'amende ?

Il est important de bien comprendre que moins tu paies, moins tu as d'argent à ta disposition. Le but à atteindre est d'être tellement fourni en services gratuits que tu n'auras plus besoin d'argent. Autrement dit, l'exclusion te coûtera jusqu'à ton dernier euro. Mais ça en vaut la peine.

Une exclusion réussie est un privilège à vie. Si l'apprentissage peut sembler difficile, tu es ensuite assuré de bénéficier des minima sociaux jusqu'à ta mort. Une fois passé avec succès les quelques mois de formation initiale, il est impossible de détourner l'exclu qualifié du droit chemin. Ce n'est pas l'Agence nationale pour l'emploi qui dira le contraire.

Si tu crains pour ton avenir, deviens exclu et tu auras la possibilité de participer à un formidable mouvement en train de révolutionner la société toute entière. Il ne fait aucun doute qu'on assiste à la naissance d'une nouvelle civilisation. Ce n'est quand même pas un hasard s'il y a de plus en plus de pauvres de plus en plus pauvres et de moins en moins de riches de plus en plus riches ! Ceux qui ne choisiront pas ne pourront que regretter de ne pas s'être décidé plus vite car les meilleures places iront aux plus motivés.

Te voilà prévenu.

Il se trouve qu'en France, être prévenu est déjà largement suffisant pour découvrir l'exclusion...

A vos commentaires...

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Jeudi 5 juillet 2007

L'Afrique n'atteindra aucun des Objectifs du Millénaire qui visent à diviser la pauvreté par deux d'ici à 2015. Déjà que le seuil de pauvreté est fixé à 2$ par jour pour vivre (60 $ par mois, soit 50 euros, imaginez vous vivre avec 50 euros par mois et si vous passez à 51 € par mois, vous n’êtes plus pauvre), un récent rapport de l’ONU nous montre qu’on atteindra pas cet objectif et que le continent le plus touché est l’Afrique.

On note naturellement des avancées notables dans plusieurs domaines (éducation, santé), mais elles sont largement insuffisantes pour réduire l'extrême pauvreté.

Tel est le constat que dresse l'ONU dans un bilan à mi-chemin, présenté mardi à Genève par le secrétaire général Ban Ki-moon qui a reproché aux pays riches de ne pas respecter leur promesse de doubler l'aide à l'Afrique d'ici à 2010.

Tout cela doit mobiliser les énergies, développer les systèmes de micro-crédits pour les familles, les entreprises. Il faut s’engager dans des actions concrètes en lien direct avec le populations comme le font notre association et de nombreuses ONG.   Sans cet engagement, il est à craindre que la Pauvreté continue longtemps à gangrener le continent africain.

Africa will not reach any the Objectives of the Millenium which aim at dividing poverty by two from here at 2015. Already that the poverty line is fixed at 2$ per day to live (60 $ per month, are 50 euros, imagine to be lived with 50 euros per month and if you pass to 51 € per month, you are not poor any more), a recent report/ratio of UNO shows us that this goal will not be achieved and that the continent more touched is Africa.

One naturally notes notable projections in several fields (education, health), but they are largely insufficient to reduce extreme poverty.

Such is the report that draws up UNO in an assessment halfway, presented Tuesday in Geneva by the secretary general Ban Ki-moon who reproached the rich countries for not respecting their promise to double the assistance in Africa from here at 2010.

All that must mobilize energies, to develop the systems of microphone-credits for the families, the companies. It is necessary to engage in concrete actions in direct bond with the populations as do it our association and of many ONG. Without this engagement, it is to be feared that Poverty continues a long time with gangrener the African continent.

 

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 3 juillet 2007

Y’a des jours comme ça.

Le ciel comme mes yeux pleurent

Devant ce bordel, ce fatras

Comme un train qui n'arrive jamais à l’heure

Il faudra leur dire que ça va pas

J’ai beau me gratter la caboche.

Je trouve ça toujours trop moche.

Y’a des jours comme ça

Le ciel comme mes yeux pleurent.

Devant ce bordel, ce fatras.

Y’a la femme en vélo qui passe

Sous un camion, on la ramasse

Et a deux pas de ton sang si beau, si bleu

S’arrêtent tous les passants curieux

Pas de dignité, pas de respect

Pour les morts de la vitesse et de notre monde trop pressé

A toi, la femme sur ton vélo

D’être heureuse, je te souhaite

Là où maintenant tu nous guettes

Nous qui ne sommes que des idiots.

En hommage à cette dame que je ne connaissais pas, victime d'un accident devant chez moi hier soir.

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 3 juillet 2007
Qu'est-ce que l'effet de serre naturel ?  Un phénomène indispensable à la vie

La terre reçoit toute son énergie du soleil. Seule une partie de cette énergie est absorbée par la terre et l'atmosphère ; le reste étant renvoyé vers l'espace. Avec cette énergie, la terre s'échauffe et ce grâce aux gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère, qui empêchent les rayonnements infrarouges d'être renvoyés de la terre vers l'espace.L'effet de serre, phénomène naturel, est donc la condition indispensable à la vie sur terre. Sans lui, la température de notre planète serait alors de -18°C, contre une moyenne actuelle de 15°C.


Pourquoi cet effet de serre s'accentue ? Les activités humaines rejettent des gaz à effet de serre dans l'atmosphère

L'accroissement de la concentration de gaz à effet de serre, dont certains sont très efficaces en petite quantité, retient dans l'atmosphère davantage de rayonnement infrarouge. Ce surplus artificiel d'effet de serre provoque un réchauffement du climat. Les gaz dits à effet de serre, émis par les activités humaines, intensifient ce phénomène depuis deux siècles.

D'où viennent les principaux gaz à effet de serre produits par l'homme ?

Le gaz carbonique est surtout dû à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par les transports, les bâtiments et à l'industrie. Le méthane provient des activités agricoles, de l'élevage, des ruminants, du riz et des décharges d'ordure. Le protoxyde d'azote vient des engrais azotés et de divers procédés chimiques. Les gaz fluorés sont essentiellement des gaz réfrigérants utilisés par les climatiseurs.

Quels sont les effets observés à ce jour et les futures caractéristiques des changements climatiques ?

Le phénomène actuel dépasse par son ampleur et sa rapidité. Le climat de la planète commence déjà à s'adapter aux émissions passées de gaz à effet de serre. Les dernières mesures indiquent une hausse de la température moyenne mondiale de l'ordre de 0,74°C depuis la fin du XIXe siècle et une élévation de 0,9°C pour la France. Le niveau moyen des mers s'est élevé au cours du 20ème siècle de 17  cm. De nombreuses régions du monde subissent davantage de précipitations. Les modèles climatiques prévoient d'ici la fin de ce siècle un réchauffement probable de la planète d'environ 1,8 à 4°C d'ici 2100, voir de 1,1°c à 6,4°c dans les cas extrêmes ; une élévation du niveau de la mer de 18 à 59 cm, une diminution de la couverture neigeuse. Une augmentation de 4°C correspondrait au même choc thermique que celui qui sépare une période glaciaire d'une interglaciaire, en 100 ans au lieu de 10 000 ! Ces changements auront des conséquences de grande ampleur sur les paysages, la vie animale et végétale, l'évolution des sols et des ressources en eau, et sur nos activités économiques ou encore sur notre santé.

Pour en savoir plus, cliquez ici
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 2 juillet 2007

 

« Il n'y a simplement pas d'excuse, pas d'argument acceptable pour armer des enfants ».
Mgr Desmond Tutu

Voici l'interview qu'une vieille connaissance qui se prénomme Véronique  a réalisé auprès d'un Kadogo, "un enfant soldat" que nous nommerons par la lettre "B". Agé de 16 ans et en instance d'insertion depuis environ 2 ans, B a souhaité s'exprimer dans l'anonymat.

Véronique : Bonjour B ! A te voir, je constate que tu es très jeune. Mais peux-tu me dire quel âge tu as exactement et quand tu es entré dans les Forces Armées ?
B : Bonjour madame. J'ai 16 ans aujourd'hui. Mais quand j'ai été pris, ainsi que d'autres camarades, alors que je sortais de l'école pour me rendre à la maison où je vivais avec mon père, j'avais 6  ans.
Le chemin entre l'école et la maison était un peu long; d'où, il fallait traverser une grande savane et même une petite forêt pour y arriver. C'est là où on nous a pris. Devant nous, des camions nous ont encerclés, de sorte qu'on ne pouvait pas fuir, surtout qu'ils étaient armés.

V : Où exactement as-tu été pris?
B : A BUKAVU.

V : Peux-tu me dire où tu as été amené?
B : Je ne sais pas. Nous étions dans des camions, quand nous sommes arrivés, il y avait d'autres enfants plus jeunes que moi (entre environ 6 et 8 ans) qui pleuraient leur maman; on leur ordonnait de se taire, parfois en leur pointant des armes ou en tirant en l'air pour les calmer.

V : Ces personnes armées étaient-elles des Congolaises ?
B : Là où nous étions comme dans un centre de formation, certaines oui, mais les commandements étaient donnés par nos chefs rwandais. De toute façon, au fur et à mesure du temps et de nos mouvements, il y avait une succession des chefs; c'est pourquoi d'ailleurs je comprends l'anglais, un peu du portugais, le kinyarwanda (langue parlée au Rwanda)...

V :  Si je comprends bien, ta formation a été plus ou moins longue car tu es entré à Kinshasa avec l'AFDL en 1997, alors que tu avais déjà 9 ans. Si je calcule bien, ta formation doit avoir pris 3 ans. Pendant tous ces temps, as-tu combattu ?
B : Oui, j'ai combattu à Kisangani et à Mbandaka? Avant que nous n'atteignions Kinshasa.

: As-tu tué dans ta carrière militaire, si oui, combien de personnes ?
B : Bien sûr que oui, j'ai tué. Mais je ne peux dire combien; des tas sûrement (rire). Je ne rate jamais mes cibles en général... Mais il faut dire que j'ai tué uniquement sous ordre de l'Armée.

V : Quel sentiment as-tu éprouvé en le faisant ?
B : C'était soit tuer, soit me faire tuer.

V : As-tu tué des enfants ?
B : (Silence) Non, des hommes surtout, parce qu'ils résistaient. L'on épargnait plus les femmes et les enfants. (Silence encore, comme s'il se reprochait quelque chose. Puis il lâche...) Si, j'ai tué des enfants, c'était dans la dynamique des rafales... je ne l'ai pas souhaité.

V : Tu as dû perdre beaucoup de tes amis. Cela t'as-tu peiné ?
B : Oui, mais c'est la guerre. Tant que moi j'étais en vie, c'était l'essentiel. J'ai dû manger ma sardine ouverte avec un couteau militaire, si souvent entre des corps ensanglantés pour lesquels je ne ressentais plus rien. Des fois, j'étais obligé de les achever pour ne pas les voir souffrir devant moi.

V : Qu'est-ce que cela t'a rapporté, t'a-t-on décerné une médaille ?
B : Rien, seulement, j'ai amené des gens au pouvoir. C'est vrai que j'ai versé de mon sang pour ce pays mais je n'ai rien. J'aurai mérité plus, même devenir un Colonel de notre Armée (dit-il en toussant fortement). Depuis que je suis dans l'Armée, je souffre, je n'ai rien, pas de voiture... Et qu'est-ce qu'on me dira si je raquettais des gens dans la rue pour avoir de l'argent ou des biens ? Qu'est-ce qui m'en empêche ? Mais je ne le fais pas, quoique je sois encore armé.

V : Mais vous les KADOGOS, on vous savait plutôt privilégiés non, à l'entrée de l'AFDL ?
B : J'ai eu un poste radio, deux ensembles complets de chemises et de pantalons en "jean"... Cela suffit-il ? Aujourd'hui, je ne suis qu'un mendiant. On n'a pas eu de prime de guerre; on nous les a promis sans jamais rien nous donner. Ils attendent peut-être qu'on se révolte; un jour, je crains que cela n'arrive.

V : C'est un acte de confession que tu me fais là, B. Mais je voudrais te poser une question un peu intime : as-tu connu des femmes, ou même des hommes, ou as-tu été forcé ou poussé à prendre des substances comme du chanvre ou de l'alcool ?
B : Je n'ai pas eu des contacts avec des femmes; je n'avais même pas le droit de leur adresser la parole.  Quant aux hommes, c'est une histoire qui ne concerne que moi seul.... Vous comprenez ?  J'ai pris de la bière, jamais du chanvre.

V : Avais-tu peur de la mort? As-tu quelques fois prié Dieu pendant la guerre?
B : Comment voulez-vous prié Dieu alors qu'à côté de vous les fétiches et les gris-gris étaient de la partie ? J'étais endurci après des années dans la brousse. Je n'avais plus peur de la mort.
Mais je crois que Dieu, quelque part a dû me protéger puisque je suis en vie (rire).
Mais pendant les combats, je ne croyais plus en rien du tout, ni en Dieu, moins encore en ses anges, ni même au diable... J'ai dû oublier tout ce qu'on nous enseignait jadis à l'école du dimanche.

V : Pour un militaire, un civil ne représente rien; et maintenant que bientôt tu vas te reconvertir en civil, ne te sens-tu pas quelque part diminué ?
B : Non, car je perdrai peut-être mon uniforme, mais dans ma tête, je garde mes réflexes... je demeure militaire. Devant certaines circonstances, c'est sûr que je réagirai en militaire plutôt qu'en civil, n'est-ce pas ?

V : Que comptes-tu devenir dans les années qui viennent ?
B : Je voudrais devenir un médecin.

V : Tu as dû, pour te protéger, être amené à tuer des gens dans ta vie, et aujourd'hui, ton souhait est de sauver des vies... Ne trouves-tu pas que ces deux actions sont contraires ? Déjà, dans quelle branche souhaiterais-tu exercer comme médecin ?
B : Vous savez, j'ai tiré sur des gens parce que je n'avais pas de choix. Aujourd'hui, je voudrais être chirurgien pour opérer des gens.

V : Voudras-tu te marier un jour et avoir des enfants ?
B : Bien sûr que oui, comme tout le monde; et qui sait, peut-être avec une jolie femme comme vous (rire). Mais pour cela, il me faudra des moyens.

V : Merci pour les compliments ! Si jamais tu avais des garçons, les enverrais-tu faire l'Armée?
B :  Jamais, je les protégerai.

V : Et si j'étais une fée et que j'avais le pouvoir de te ramener des années en arrière, disons si c'était à refaire, où souhaiterais-tu être en ce moment ?
B :  Dans les bras de ma mère. Elle s'est séparée de mon père peu de temps avant que je ne sois dans l'Armée.

V : Et s'il te restait quelques jours à vivre, où les passerais-tu ?
B : Avec ma mère et mes frères, s'ils sont toujours en vie. De toute façon, ma vie représente-t-elle vraiment encore une chose aujourd'hui ? Que je meurs tout de suite ou plus tard...

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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