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Samedi 13 décembre 2008
Les petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies avant les pourparlers appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité. Appuyez cet appel:
Cliquez ici pour signer la pétition
 


Imaginez que la mer autour de vous engloutisse votre pays et qu'il disparaisse littéralement sous vos pieds, où que les légumes que vous cultivez et l'eau que vous buvez soient détruits par le sel, et votre dernière chance est à chercher refuge dans d'autres terres où les "réfugiés climatiques" n'ont pas de statut officiel. Ce n'est pas un rêve, c'est la triste réalité pour des millions de personnes qui vivent sur les îles à travers le monde, des Maldives en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

C'est pourquoi ces petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies, avant les pourparlers la semaine prochaine, appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité.

Ce mouvement est né du désespoir, un défi pour les puissances mondiales afin de mettre fin à leur complaisance et de lutter contre cette crise au même titre que l'urgence des guerres. Mais les états insulaires s'apprêtent à lancer une campagne féroce contre plus gros pollueurs, pour ce faire, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant afin que les voix s'élèvent pour soutenir cet appel -- Elle sera présentée par des «ambassadeurs» des îles pour renforcer leur résolution à l'ONU la semaine prochaine:
ww.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

L'Arctique est en train de fondre tellement vite que, pour la première fois de l'histoire de l'humanité on pourra y naviguer directement. Les ouragans et d'autres conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Comme l'écrit un membre d'Avaaz de Saint-Kitts: «Alors que les États-Unis peuvent évacuer une zone lorsqu'un puissant ouragan est annoncé, sur les îles, nous ne disposons pas de cette option.» Maintenant, les petites nations insulaires - dont la plupart des points culminants sont souvent seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer - sont en train de préparer des plans d'évacuation pour garantir la survie de leurs populations.

Le Président des Palaos, une petite île dans le Pacifique, a récemment déclaré:
"Les Palaos ont perdu au moins un tiers de leurs récifs de corail en raison des changements climatiques. Nous avons également perdu la plupart de notre production agricole en raison de la sécheresse et aux extrêmes marées hautes. Ce ne sont pas que des théories, scientifiques sur les pertes -- nous perdons nos ressources et nos moyens de subsistance... Pour les Etats insulaires, le temps n'est plus compté. Il est épuisé. Et notre chemin pourrait très bien être la fenêtre de votre propre avenir et l'avenir de notre planète."

Au-delà des îles, les pays comme le Bangladesh, dont la population de 150 millions de personnes souffre déjà de la perte d'une grande partie de leur territoire. L'expérience des communautés les plus vulnérables de notre planète sert d'avertissement et nous montre ce qui nous attend: des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus intenses, des conflits sur l'eau et les vivres, la disparition des côtes et des centaines de millions de réfugiés.

Cette courageuse campagne à l'initiative des petites îles, pour la survie et aussi la nôtre -- plus nous aurons de signatures à livrer à l'ONU la semaine prochaine, plus cet appel d'urgence résonnera sur la protection de notre avenir commun: 
http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

Soyons solidaires !!!

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Mardi 28 août 2007
Dans dix ans, Grand-Lahou aura peut-être complètement disparu. Et ses habitants ont beau accusé le réchauffement climatique ou les autorités, rien n'y fait: année après année, l'océan continue d'avancer et d'engloutir l'ancien comptoir colonial ivoirien.

Il y a encore vingt ans, près d'un kilomètre de plage et de cocotiers séparait la mer du centre de Grand-Lahou. Elle est aujourd'hui noyée, victime de l'érosion marine et de la montée des eaux du golfe de Guinée.

"Les blancs (les colons) nous avaient prévenus que si les cocotiers disparaissaient, la mer prendrait notre ville. Nous n'y avions pas cru", se rappelle Maïga, un immigré malien de 70 ans arrivé en 1962 à Lahou.

La mer a rejoint la ville et englouti la boulangerie qu'il y tenait, et dont on ne distingue plus aujourd'hui que le haut des murs entre deux vagues qui continuent d'abattre le vieux "Lahou", ancien comptoir où des missionnaires blancs débarquèrent en 1920 pour évangéliser l'ouest ivoirien.

Au milieu des eaux, des restes de fondations ou de murs attendent d'être complètement submergés. Rien n'est épargné, même les tombes des ancêtres, dans une région où le culte des morts est une religion à part entière.

"C'est une grande désolation de voir le cimetière de nos parents partir dans la mer", lance, très amer, Arsène Assouan Usher, le maire de Grand-Lahou, ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères.

Bâtie sur une mince bande de terre entre océan et lagune, la ville, coincée, disparaît peu à peu sous les eaux. En dix ans, elle a perdu les trois quarts de ses 20.000 habitants, partis s'établir à 15 km à l'intérieur des terres, au "Nouveau Lahou".

Selon les experts, elle pourrait avoir totalement disparue d'ici dix ans.

"Le réchauffement de la planète fait déjà des désastres. La montée de la mer menace dangereusement nos côtes par l'érosion, comme à Grand-Lahou", déplorait en juin le ministre ivoirien de l'Environnement, Daniel Aka Ahizi.

Selon une étude de l'université américaine de Columbia, l'élévation du niveau des mers sur les côtes d'Afrique de l'Ouest pourrait atteindre plus de 50 centimètres d'ici la fin du siècle.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) note de son côté que la montée des eaux du Golfe de Guinée pourrait coûter aux pays côtiers près de 15% de leur produit intérieur brut (PIB). Mais aussi qu'une mise en oeuvre de mesures préventives n'en coûterait que 5 à 10%.

De telles mesures pourraient être prises à Grand-Lahou, explique Kopieu Gouganou, responsable d'une cellule gouvernementale de réflexion sur l'espace lagunaire, "mais cela est très coûteux, surtout en période de crise".

"Lahou est laissée pour compte!", s'indigne Dégny, un habitant de 30 ans, qui accuse l'Etat d'être le principal responsable de la situation.

"Si la ville disparaît, c'est un pan entier de l'histoire du pays qui part avec", prévient M. Assouan, qui réclame une mobilisation nationale pour sauver l'ancien comptoir.

Laissés à leur triste sort, plusieurs milliers de récalcitrants refusent pourtant toujours la fatalité. En mai dernier, des dizaines de jeunes habitants ont ainsi bloqué les routes voisines en criant: "Nous pas bouger!".

Les autorités conseillent de leur côté aux 5.000 habitants qui sont restés "de déménager vers l'autre rive" pour éviter tout risque, et notamment celui, potentiellement dramatique, d'un glissement de la bande de terre.

Et l'exode se poursuit vers le "Nouveau Lahou", où les diverses administrations ont déjà commencé à se replier il y a 10 ans.

(Vu dans l'AFP)
Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Mercredi 4 juillet 2007

Pourquoi s’engager ?

La compensation volontaire est un moyen pour les entreprises et les collectivités de s’engager dans une démarche de lutte contre le changement climatique. Elle fait partie des mesures qui peuvent être mises en œuvre pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leur impact sur le climat.

Entreprises, collectivités 

Les entreprises sont des acteurs incontournables de la lutte contre le réchauffement de la planète. Sans leur participation, les objectifs à atteindre resteront hors de portée. Au cœur de l’activité économique, les entreprises ont un double rôle face à l’enjeu climatique. D’une part, elles contribuent directement à l’accroissement de l’effet de serre à travers leurs activités. D’autre part, grâce à leur capacité d’innovation et de progrès, elles peuvent aussi être initiatrices de solutions.

L'engagement des collectivités est également indispensable. Au contact quotidien de leurs salariés et administrés, elles peuvent et doivent jouer un rôle d’exemple et de porte-parole pour faire de la réduction de notre impact sur le climat une priorité pour tous.Les nouvelles contraintes Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, a posé les bases d’une coopération internationale de lutte contre le changement climatique. Il engage les pays industrialisés signataires à réduire progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012.

En Europe, seules les industries les plus polluantes sont concernées par le système des quotas d’émissions. Ainsi en France, les émissions de gaz à effet de serre (GES) couvertes par ce système ne représentent que 27 % des émissions nationales. Cependant, au regard des risques et des enjeux, il est de la responsabilité de chaque entreprise d’intégrer la lutte contre le changement climatique à sa politique.

Par ailleurs, la lutte contre le changement climatique représente un enjeu économique fort. Il s’agit de limiter les risques d’un bouleversement climatique majeur qui aura des répercussions sur tous les secteurs économiques au niveau mondial et d’anticiper la raréfaction et la hausse des prix des énergies fossiles, qui  constituent la source principale d’émissions de gaz à effet de serre. Enfin, l’attitude de plus en plus exigeante des parties prenantes est également à prendre compte.

Tant les investisseurs, que les employés et les consommateurs, sont de plus en plus attentifs aux valeurs et engagements des entreprises dans leur choix. La responsabilité environnementale et sociale se place aujourd’hui au rang de l’image de marque d’une entreprise. Il en est de même pour les collectivités où les administrés ont une sensibilité grandissante à l’attitude de leurs élus face à de tels enjeux d’avenir.  

 • 38% des consommateurs français disent tenir compte des engagements de citoyenneté des entreprises lorsqu’il achètent des produits industriels (Source : CREDOC, 2002)

• 65% des Français privilégient les marques qui ont une véritable éthique (Source : Ethicity, mars 2006)

• 66% des consommateurs déclarent que les garanties écologiques d’un produit les incitent personnellement à acheter un produit (Source : CREDOC, 2005)

L’intérêt de la compensation volontaire

S’engager dans la lutte contre le changement climatique est une démarche longue et multifactorielle touchant à tous les aspects d’une activité (déplacements, consommations des locaux, production, distribution…). La compensation volontaire se pose comme une parmi les nombreuses mesures à mettre en œuvre. Elle apporte notamment une réponse aux émissions dites « irréductibles » en proposant aux entreprises et aux collectivités de financer des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de leur impact.  

Les particuliers

La lutte contre le changement climatique est l’affaire de tous. Industriels, entreprises, institutions et citoyens : nous avons tous un rôle à jouer. En France, les émissions de gaz à effet de serre atteignent une moyenne de plus de 8 tonnes de CO2 par an et par habitant. Un chiffre 4 fois supérieur à ce que la planète est en mesure d’absorber pour chaque être humain.

Même si les entreprises, les industriels et l’Etat ont leur part de responsabilités dans ce chiffre, la Mission Interministérielle de l’Effet de Serre (MIES) a évalué que les ménages français étaient responsables de 47% des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Comment cela est-il possible ?

Même si nous n’en avons pas toujours conscience, se chauffer, se déplacer, se loger, se nourrir… tous les actes de la vie courante engendrent des émissions de gaz à effet de serre à travers l’énergie que nous consommons, l’essence que nous brûlons... Les actions les plus émettrices sont les transports et le chauffage des logements comme le montre le graphique ci-dessous, des actions qui sont directement liées à nos comportements individuels. 

Pourquoi est-il nécessaire et urgent de prendre nos responsabilités à titre individuel ?

S’il est de la responsabilité de l’Etat, des entreprises et des industriels d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par le Protocole de Kyoto, il est du devoir de chacun de contribuer à l’effort collectif qui doit être fait pour lutter contre le changement climatique. Au-delà de l’éthique individuelle que représente le fait de compenser ses émissions de gaz à effet de serre, il est important de prendre conscience que nous avons la chance de vivre dans un pays développé et qu’à ce titre nous atteignons un niveau d’émissions bien supérieur aux pays en développement.

Les pays riches sont responsables de 60 % des émissions au niveau mondial. La réduction de nos émissions et donc plus que primordiale pour agir contre le réchauffement global de la planète dont les conséquences nous menacent tous. 

Une compensation CO2, pour quoi faire ?

Nous pouvons choisir de ne pas prendre l'avion pour partir en vacances, ou encore préférer le vélo à la voiture pour nos déplacements urbains et ne pas surchauffer nos logements.Mais il ne nous est pas toujours possible d'éviter nos déplacements en voiture ou en avion, ou de ne pas faire usage du chauffage.

Certaines professions nécessitent l'usage d'un véhicule individuel en raison de la distance du domicile du lieu de travail, ou encore des voyages vers des destinations très éloignées... Pour certains trajets nous n'avons guère d'autre alternative.

Pour en savoir plus cliquez ici

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Jeudi 28 juin 2007
Pourquoi une ONUE ?

A l'aube du 21ème siècle, les dégradations diffuses et irréversibles de l'environnement s'aggravent encore à un rythme alarmant. L'irresponsabilité généralisée ne rencontre à cet égard qu'une très faible mobilisation citoyenne, institutionnelle ou économique. Réchauffement climatique, marée noire, contamination radioactive et génétique, érosion de la biodiversité, déforestation massive, pollution de l'air, de l'eau, des sols… La liste bien trop longue de nos exactions ne s'allonge que grâce à l'immobilisme institutionnel et l'inconsistance des politiques environnementales menées.

Le sommet de la Terre de Johannesburg marque à ce titre un échec édifiant puisqu'il n'a accouché, à l'issu d'intenses négociations, que de résultats trop limités pour engager une rupture fondamentale. Plus de trente ans après le premier sommet planétaire révélant l'impasse à laquelle nous conduisent nos modes de vie, la reconnaissance des droits des générations futures, des principes de précaution et d'utilisation raisonnée des ressources naturelles demeurent surtout de vaines déclarations d'intention non suivies d'effets.

De plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer des mesures contraignantes, seules à même de remettre en cause les logiques productivistes dominantes. Mais la primauté de l'économique sur l'environnemental rend toute mesure préventive largement aléatoire et soumise au bon vouloir d'un accord dans les enceintes de l'Organisation Mondiale du Commerce. Cette primauté prospère de l'absence de l'Organisation Mondiale de l'Environnement. A l'ONU, l'environnement est en effet victime d'un oubli historique. Alors que la santé, le travail, la culture et l'éducation, l'alimentation ou même la propriété intellectuelle possèdent chacun leur propre institution spécialisée au financement propre, l'environnement n'est doté que d'un programme subsidiaire de coordination, sans financement ni mandat adéquat, le Programme de Nations Unies pour l'Environnement. De fait, l'ONU manque d'une véritable autorité politique dédiée à l'environnement global, capable de faire contrepoids à l'OMC, capable de limiter la réification de nos vies, de la nature et de notre planète.

Fondée sur la base du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, l'OME constituerait le cadre unique des politiques de protection de l'environnement global (climat, couche d'ozone, océans, désertification, biodiversité et bientôt forêts, eau potable, ressources énergétiques, agriculture, écofiscalité, responsabilité environnementale des entreprises). Sa construction procéderait d'une réorganisation des compétences environnementales actuellement dispersées au sein d'une douzaine d'organisations internationales et de nombreux secrétariats d'accords multilatéraux sur l'environnement. Parallèlement, une certaine transversalité des politiques environnementales, inhérente à la notion de développement durable, serait conservée.

Mais contrairement aux autres institutions spécialisées de l'ONU, l'OME ne saurait être un outil technocratique éloigné des citoyens et accroissant les clivages entre le Nord et le Sud. L'éducation à l'environnement et au développement durable pour tous les citoyens mais aussi une formation spécifique pour les délégations des pays du Sud, largement marginalisées lors des négociations internationales faute de personnels qualifiés, l'organisation de conférences de citoyens sur des sujets de société, la reconnaissance du droit de pétition permettant d'engager des débats internationaux sur les problèmes environnementaux… sont autant de moyens de rapprocher cette structure des citoyens.

La gouvernance mondiale de l'environnement ne doit plus être l'affaire exclusive des Etats. La voix des citoyens, des collectivités territoriales, des ONG et des acteurs économiques du Sud doit aussi pouvoir trouver un écho dans le choix des politiques environnementales. Fidèle au principe de subsidiarité et à la formule " penser globalement, agir localement ", l'OME pourrait susciter des accords de coopération renforcée entre collectivités territoriales.

A l'échelle globale, la priorité actuelle est d'améliorer l'application effective des centaines d'accords multilatéraux sur l'environnement. Pour ce faire, l'OME doit devenir un véritable outil de prévention, acteur d'un transfert des technologies propres et assistant financier pour l'application des traités. En complément, sous son impulsion, les mécanismes d'observance des traités méritent d'être harmonisés et simplifiés. En aval, l'OME pourrait avoir la capacité de sanctionner la violation des accords multilatéraux sur l'environnement par le biais d'une Cour mondiale pour l'environnement, ouverte aux ONG.

L'OME doit faire contrepoids à l'OMC. L'intégration de l'environnement dans les compétences de l'OMC ne peut être une solution acceptable : d'une part, telle n'est pas la fonction de l'OMC et elle a déjà largement démontré ses réticences à œuvrer pour la protection de l'environnement ; d'autre part, ce serait faire l'aveu fatal que nous considérons l'environnement comme une marchandise. Face à l'OMC, à la Banque Mondiale et au FMI, le rôle de l'OME est d'affirmer et de mettre en œuvre les principes du développement durable, d'imposer clairement la primauté des règles d'environnement sur celles du commerce et de promouvoir la notion naissante de bien public mondial dans le domaine de l'environnement.

Une autre mission importante de l'OME sera celle de référence scientifique et technique dans tous les domaines de l'environnement, un lieu de rassemblement et de diffusion des connaissances et des savoir-faire.

Pour tout cela, le financement doit être un moyen et une fin. En mettant en œuvre une écotaxe permettant de décourager les pollueurs tout en développant, grâce à des réaffectations ciblées, des programmes de préservation de notre planète, l'OME oriente tout en sanctionnant prioritairement les comportements les plus polluants. Le principe de responsabilité commune mais différenciée, cher aux pays du Sud, doit trouver une traduction concrète dans le financement de l'OME.



Enfin, nul ne peut ignorer qu'un tel outil international participerait à la reconnaissance officielle de l'environnement comme élément consubstantiel à la survie de l'Humanité. Les atteintes majeures et irréversibles à l'environnement devraient donc devenir des crimes imprescriptibles et une réflexion sur l'ingérence environnementale devrait trouver un écho au sein de ce nouvel organe.

L'altermondialisation se construit par et pour les citoyens. Les mois qui viennent seront riches en événements de cette nature : du contre-G8 au FSE, 2007 sera une année pendant laquelle l'idée de l'OME doit faire son chemin pour aboutir à une réforme de la gouvernance mondiale de l'environnement.

Les signataires du présent texte se mobilisent et appellent les chefs d'Etat et de gouvernement, en particulier ceux du Sud et des Etats-Unis, ainsi que le Secrétaire général de l'ONU, à engager cet ambitieux chantier avec conviction. Il convient pour ce faire de convoquer rapidement une conférence internationale ad hoc rassemblant les officiels des organisations onusiennes, les représentants des pays membres de l'ONU et les acteurs de la société civile.

Gageons qu'il ne faudra plus attendre la prochaine marée noire, la prochaine catastrophe nucléaire ou un dérèglement climatique plus que probable pour agir. Notre avenir à tous en dépend !

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Jeudi 28 juin 2007

Le 14 février dernier, plus de 80 législateurs et responsables des 20 plus grands pays consommateurs d'énergie se sont réunis à Washington

Après la large diffusion du film de AL GORE et le dépôt du rapport du GIEC à Paris, l’existence de l’effet de serre et ses conséquences sont largement admises. La communauté internationale se décide enfin à agir compte tenu des risques économiques prévisibles dus à la détérioration de l’environnement. Les États doivent agir pour relever le défi consistant à maintenir la croissance tout en réduisant le carbone.

L'Europe, les États-Unis, l'Inde, la Chine et 22 autres grands pays émetteurs de CO2 doivent « agir ensemble » pour tenter de venir à bout de ce problème. « Cela revient à reconnaître ce que fait tout le monde et agir ensemble » (STERN).

Le rapport Stern, déposé en octobre dernier, fait une première analyse exhaustive de l'impact économique potentiel du changement climatique et souligne les avantages économiques d’une action pour éviter l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Si, au cours des deux prochaines décennies, les pays n'agissent pas pour arrêter l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les coûts et les risques globaux liés au changement climatique équivaudraient à la perte d'au moins 5 % du PIB par an. En revanche, une intervention immédiate coûterait à peu près 1 % du PIB mondial chaque année.

Il souligne, d’autre part, que les populations pauvres des pays en développement seraient les plus touchées par des problèmes tels que la sècheresse, les inondations, les ouragans ou l'élévation du niveau de la mer qui empireront sans doute considérablement pendant la deuxième moitié de ce siècle et durant le siècle suivant, à mesure que la planète continue de se réchauffer et que fond la glace polaire.

Cela entraînera de grandes migrations des populations. En effet, un nouveau rapport de la Banque mondiale estime qu'une élévation d'un mètre du niveau de la mer transformerait au moins 60 millions d'habitants de pays en développement, en réfugiés environnementaux.

Monsieur STERN s’appuie sur la Banque Mondiale et le FMI qui disposent d’atouts efficaces, ainsi que l'ensemble des organismes, ministères travaillant dans le domaine de  l’aide au développement, pour monter ce qui peut être fait en matière d'adaptation et de réduction des émissions de carbone grâce à des types appropriés d'investissements et d'activités économiques et aider, ainsi à mettre en place des structures incitatives adaptées.

C'est à nous de pousser nos gouvernements à avancer. A nous aussi de modifier nos habitudes de consommation, nos habitudes de déplacement en laissant la voiture au garage, nos habitudes en matière énergétique pour poursuivre nos efforts d'économie d'énergie. Certains vont encore penser que je me prends pour Philipulus le prophète. Tel n'est le rôle que je veux jouer. Il nous faut changer avant que le monde ait tellement changé que nous ne pourrons plus jamais y vivre comme on aime y vivre...

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Samedi 23 juin 2007

Pleurons mes amis, pleurons les beautés d’un monde qui désormais appartiennent au passé, pleurons les bons temps enfuis et leurs images qui nous restent, à jamais révolues…

Pleurons la mort du dernier ours blanc, affamé sur son bout d’iceberg dérivant loin d’une banquise tellement réduite qu’elle n’est plus qu’un glaçon dans un verre d’eau…

Pleurons l’hécatombe des manchots de l’Antarctique, brûlés par les rayons d’un soleil devenu mortel, avec toute sa virulence cosmique…

Pleurons le dernier vestige de la forêt primaire amazonienne où il ne reste que trois arbres sans feuille, tendus vers le ciel et attendant un ultime coup de hache pour rendre l’âme…

Pleurons la mort de la dernière baleine, venue se suicider sur une plage dont on taira le nom, par respect pour son ultime sépulture…

Pleurons la trente cinquième île engloutie par la montée des océans : l’île Tarawa dans l’archipel des Kiribati, Pacifique…

Pleurons la fin des coraux, transformés en squelettes blanchis, torturés et désertés de toute vie…

Pleurons la mort du plus vieil arbre de la planète, un cyprès qui avait été témoin de toute l’histoire de l’humanité, 5000 ans. Il vivait en Iran et avait résisté jusqu’alors aux guerres récentes. Pleurons aussi, la mort de l’arbre le plus haut, un séquoia de plus de 100 mètres vivant lui en Californie. La sécheresse et les pluies acides les ont achevés tous les deux…

Pleurons les trente millions d’humains tués directement, cette année, par les aléas climatiques et leurs cortèges de catastrophes : canicules, sécheresses, inondations, glissements, avalanches, tornades et cyclone, pluie diluviennes…

Pleurons nos amis, pleurons sur notre fin prochaine, et réjouissons nous car les beaux jours reviendront…. Dans quelques dizaines de milliers d’années…

D’après le livre de Jean-Marc Ligny, AQUA TM  Editions Atalante.

Par Patrick IBAN (D'après Jean-Marc Ligny dans AQUA TM) - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Samedi 16 juin 2007


En 2030, les bouleversements climatiques ne sont plus une menace, mais une réalité que l'on subit quotidiennement. Le gulf stream s'est arrêté, les températures augmentent sur l'ensemble du globe, le climat se modifie partout et la banquise s'installe à Strasbourg, la hollande et des régions entières sont englouties sous les eaux alors que l'Afrique connaît l'une des sécheresses les plus meurtrières de l'histoire de l'humanité.

Dans tout ce chaos, le monde se partage en une mutitude de groupes. Les riches surprotégés grâce à des enclos gardés avec des armées privées, alors qu'à l'extérieur, mafias, groupes terroristes, bandits violents, groupuscules d'extrême droite, et autres outers font régner la peur sur des zones et des régions immenses.

Pourtant, pour certains, la vie ou la survie se poursuit avec ses espoirs et ses larmes, dans la violence d'un monde qu'on ne reconnaît plus : pour Laurie, dont la maison de Saint-Malo est envahie par la marée ; pour Rudy, le Hollandais, qui a tout perdu sous les flots de la Mer du Nord ; pour Fatimata Konaté, la présidente du Burkina-Faso, dont le pays meurt de sécheresse… La découverte d'une nappe phréatique à Kongoussi au Burkina Faso constitue pour elle une manne inespérée...

Des thèmes très actuels qui préoccupent beaucoup d'entre nous : le dérèglement du climat, la toute puissance des multinationales, le protectionnisme américain, la force de l’Asie, la montée des extrémismes religieux de toute nature, la fracture nord -sud du monde, l’abandon de l’Afrique avec pour bonne conscience l’aide humanitaire font d’AquaTM, un roman d’anticipation écologique qui réussit à nous faire nous évader, comme à nous questionner.

J-M Ligny donne vie à une galerie de personnages attachants ou détestables. Des héros ordinaires qui en se surpassant redonne un espoir à l’humanité pour réaliser de grands actes de solidarité, d’entraide. Les solutions pour le futur sont déjà dans le présent au fond de chacun de nous.
Un découpage en chapitre courts et intenses avec un scénario travaillé où les rebondissements et le suspense tiennent en haleine tout au long des quelques sept cent pages. Le style est agréable et concis, parfois poétique avec un vocabulaire riche, des images recherchées, des descriptions pleines de nuances sensibles et documentées comme celle du désert par exemple.
On se laisse donc vite gagner par Aqua TM, que l’on soit fan de SF où non, d’ailleurs.
Le prix Bob Morane 2007 ne s’y trompe pas, il couronne un excellent roman, ambitieux, riche.

Editions Atalante - Illustration de couverture : Manchu - 730 pages
le site officiel de J-M Ligny

 

 

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Samedi 19 mai 2007

S’ENGAGER POUR LA PLANÈTE :

 

 

20 PROPOSITIONS À DÉBATTRE

 

Propositions :

 

 

 

FAIRE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE LA PREMIÈRE PRIORITÉ POLITIQUE ET STRATÉGIQUE DE LA FRANCE

 

1• Mobiliser l’ensemble des Parlementaires, Maires, Conseillers Généraux, Conseillers régionaux pour promouvoir une autre façon de voir le développement ;

 

2• Donner au Secrétariat général du développement durable une vocation d’animation interministérielle pour appliquer notamment la Stratégie Nationale du Développement Durable (adoptée en 2003) en cohérence avec la Stratégie européenne de développement durable(juin 2006) ;

 

3• Mettre en place une diplomatie environnementale : création d’une cellule pour “l’anticipation et la gestion des crises écologiques, technologiques et sanitaires”, coordonnée par le ministère des Affaires étrangères.

 

 

FAIRE DE L’EUROPE UN « CHAMPION » ÉCOLOGIQUE

 

4• Étendre le vote à la majorité qualifiée à l’ensemble des matières environnementales ;

 

5•Mettre en place une politique européenne de l’énergie qui combine économie et efficacité énergétiques, diversification des sources d’approvisionnement et investissement  massif dans les économies d’énergies, les énergies renouvelables et innovantes ;

 

6•Confier au nouveau Conseil européen de la recherche (CER) ainsi qu’au futur Institut européen de technologie (IET) la responsabilité d’animer et de coordonner l’effort de recherche et d’innovation européen en matière environnementale ;

 

7• Conditionner toutes les aides européennes (Politique régionale et de cohésion, Programmes pour les entreprises-PIC et pour la recherche-PCRD…)

 

8• Pour garantir les ressources propres de l’Union, conformément aux traités, baser la TVA intracommunautaire sur des taux variant en fonction de l’impact écologique des biens et services et instituer une taxe compensatoire sur les produits importés n’ayant pas souscrit au protocole de Kyoto ;

 

9• Promouvoir les grands projets européens qui apportent des débouchés importants en termes de croissance et d’emploi tout en respectant l’environnement (exemple des projets d’infrastructures favorisant les modes alternatifs à la route pour le transport des marchandises en Europe) et développer un ferroutage à grande vitesse (TGV pour transporter des camions et des véhicules personnels sur de longues distances);

 

10• Mettre en place une force européenne de protection civile dotée de missions de prévention et de capacité d’intervention sur les zones sinistrées ;

 

11• Faire de la mise en place d’une Organisation mondiale de l’environnement (ONUE) une priorité de la diplomatie européenne.

 

 

FAIRE DE L’ENVIRONNEMENT LE MOTEUR DE CROISSANCE DES ENTREPRISES DE DEMAIN

 

12•Soutenir les efforts déployés par les entreprises selon des critères environnementaux et renforcer ainsi l’éco-responsabilité, l’éco-conception et tendre vers le “prix écologique” : aides et subventions publiques accordées sur la base de la prise en compte par l’entreprise de critères environnementaux ; taux de fiscalité adaptés au niveau d’éco-efficience de l’entreprise ; crédit d’impôt recherche pour les profits réinjectés dans l’innovation environnementale ;

 

13• Favoriser l’implication des entreprises dans les politiques environnementales européennes telles que l’objectif “facteur 4”de réduction des gaz à effet de serre, la biodiversité, la politique de l’eau… Favoriser le recours aux contrats de partenariat public-privé (PPP) en matière de transport, d’énergie ou de gestion de l’eau par exemple.

 

14• Développer sous l’impulsion de l’Union européenne les pratiques et labels de valorisation des produits et services conçus dans le respect de l’environnement, sur le modèle des AOC par exemple. Lancer une grande campagne de communication à l’échelle européenne pour promouvoir une consommation respectueuse de l’environnement en mettant en place des tarifs privilégiés pour leur diffusion sur les chaînes de TV et radios ;

 

15• Mettre la politique de concurrence au service de la constitution de champions éco-industriels européens dans les secteurs de l’eau, de la gestion et du recyclage des déchets, des énergies ou encore des transports et Fonds européen d’investissement…) au respect par les bénéficiaires de critères environnementaux ;

 

 

FAIRE DE L’ENVIRONNEMENT LE MOTEUR DE L’ACTION CITOYENNE A L’ECHELLE EUROPEENNE

 

16• Soutenir les associations et les groupements de citoyens qui assurent la promotion de cette politique en faveur de la protection de l’environnement

 

17• Favoriser l’implication des enseignants dès l’école primaire pour enseigner aux enfants les bonnes pratiques environnementales

 

18• Développer des politiques de coopération adaptées en faveur des pays les moins favorisés de l’Europe pour les aider à fixer des objectifs réalistes en la matière.

 

19• Assurer la promotion des bonnes méthodes et des bonnes pratiques par des campagnes de communication à la dimension de l’Europe

 

20• Créer un label développement durable permettant de certifier les produits de grande consommation d’une appellation sans contestation possible.

 

 

 

Débattons en...
Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Mercredi 16 mai 2007
Le réchauffement climatique : quelques questions élémentaires

Nous sommes nous déjà posés les bonnes questions ? Ces questions qui pourtant sont les plus importantes pour notre existence de demain, pour celles de nos enfants.
Posons les nous avant qu'il soit trop tard ? Jean-Marc Jancovici les pose pour nous et nous apporte des éléments de réponse. Faites connaître son site, discutez en en famille, entre amis, au travail. Il est plus que temps.

site de l'auteur :
www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com
Aspects physiques du changement climatique : vue d'ensemble
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Pourquoi dit-on que la planète se réchauffe ?
Ce réchauffement a-t-il commencé ?
L'effet de serre, c'est différent du trou dans la couche d'ozone ?
Variation du climat et augmentation de l'effet de serre due à l'homme, c'est pareil ?
Météo et climat, c'est pareil ?
 
Les gaz à effet de serre - généralités
Quels sont les gaz à effet de serre ? Quelles sont leurs contributions à l'effet de serre ?
Peut-on dire que le gaz carbonique est un poison ?
Qu'est-ce que les aérosols ? - Quel est le rôle des nuages ?
 La responsabilité de l'homme est-elle établie pour le surplus de CO2 dans l'air ?
 
Prédire l'avenir
Un changement de climat, c'est juste un changement de température moyenne ?
Qu'est-ce qu'un modèle climatique ? Quelles sont leurs premières conclusions ?
Peut-on faire confiance aux modèles climatiques ?
De combien la température peut-elle monter ?
 Où nous situons-nous dans l'échelle des températures par rapport à ce qui s'est passé auparavant ?
Les températures et les précipitations vont-elles évoluer partout de la même manière ?
Les émissions du XXIè siècle "comptent-elles" pour la température en 2100 ?
Cesser rapidement d'émettre des gaz à effet de serre suffirait-il à tout arrêter ?
 
Les risques
Savons nous où est le "seuil de danger" ?
Les phénomènes extrêmes de toute nature vont-il augmenter à l'avenir ?
Les courants marins vont-ils changer ?
Que risquent les écosystèmes terrestres ?
Allons-nous transformer l'océan en un lac d'acide ?
Allons nous être tous malades ?
Les océans vont-ils tout submerger ?
Le "trou dans la couche d'ozone" va-t-il s'agrandir ?
Les hommes sauront-ils rester sereins ?
N'y aura-t-il pas des régions épargnées par le changement climatique ?
Ne peut-on compter sur une "bonne surprise" qui calmera le processus ?
Que vont devenir les "puits de carbone" ?
Faut-il redouter les hydrates de méthane ?
Effet de serre et tabac : une petite comparaison pédagogique...
 
Le cycle du carbone
Les "puits de carbone" ne vont-ils pas absorber le surplus de CO2 ?
Ne suffit-il pas de planter des arbres pour compenser les émissions ?
 
Faut-il croire les scientifiques qui nous parlent de l'avenir du climat ?
Qui sont les scientifiques ?
Depuis combien de temps sait-on que l'homme agit sur le climat ?
Qu'est-ce que le GIEC ?
Faut-il croire tous ceux qui s'expriment dans la presse ?
Les journalistes sont-ils de bons porte-parole des experts ?
 
Les gaz à effet de serre et nous
Comment évoluent actuellement les émissions de gaz à effet de serre ?
A quoi ressemble notre consommation énergétique actuellement ?
Quels actes de la vie courante "font" de l'effet de serre ?
 Combien de gaz à effet de serre dans notre assiette ?
Combien de gaz à effet de serre dans notre poubelle ?
Quelles émissions de gaz à effet de serre pour la famille de l'auteur ?
 
Agir collectivement : quand, comment, et jusqu'où ?
La disparition des énergies fossiles ne va-t-elle pas régler le problème "tout seul" ?
Ne faut-il pas "attendre de voir" avant de faire quelque chose ?
Quels sont les niveaux de réduction souhaitables ?
Que signifie concrètement d'arrêter la hausse du CO2 dans l'air ?
Suffit-il de laisser sa voiture au garage ?
Ne serons nous pas sauvés par la technique ?
Ne suffit-il pas de mettre le gaz carbonique dans un grand trou ?
Si la collectivité souhaite agir, que peut-elle faire ?
Quels sont les objectifs des négociations internationales ?
 Les Américains sont-ils les rois des affreux ?
Qui devrait réduire en premier ?
 
Agir individuellement, chez soi ou dans son entreprise
Effectuer sa "BA" pour agir contre le changement climatique : quelques ordres de grandeur
Je suis chef d'entreprise ou directeur d'une administration : puis-je faire quelque chose ?
Manicore, société d'utilité publique... ou gros pollueur ?
Faut-il être optimiste ou pessimiste pour l'aptitude au changement "des gens" ? 
 
Existe-t-il un monde idéal ?
Existe-t-il des énergies sans CO2 ?
Que peut-on attendre des voitures électriques ?
Pourrions nous vivre juste comme aujourd'hui avec juste des renouvelables ?
Que peut-on dire sur un monde qui serait "énergétiquement vertueux" ?
 
Effet de serre et économie
La croissance économique "fait-elle" de l'effet de serre ?
Peut-on justifier de ne pas agir parce que cela coute trop cher ?
Ne serions nous pas déjà en décroissance ?
Combien plus cher avec une taxe carbone ?
Qu'est-ce que les permis d'émission ?
Qu'est-ce que l'équation de Kaya ?
 
Effet de serre et choix pour l'avenir en France
Combien de gaz à effet de serre seront émis si l'on construit le 3è aéroport parisien ?
Combien de gaz à effet de serre seront émis en plus si l'on remplace les centrales nucléaires par des turbines à gaz ?
 
Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Vendredi 2 février 2007

On s’en doutait. Maintenant on sait.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a rendu son rapport dans lequel il estime notamment 1.000 ans de dérèglements climatiques et un réchauffement de +1,8 à +4°C sur un siècle en raison des gaz à effet de serre.

 

Les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine causeront de graves dérèglements climatiques, avec un réchauffement et une hausse du niveau des mers "pendant plus d'un millénaire", ont indiqué vendredi 2 février les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Les experts mondiaux réunis à Paris ont renforcé leur conviction que l'homme est responsable de "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20e siècle".Les experts du Giec affectent à cet impact humain sur le climat une certitude de 90%, contre 66% dans leur dernier rapport en 2001.

Ils donnent pour la première fois une "meilleure estimation" du réchauffement attendu d'ici la fin du siècle: la température grimperait de +1,8 à +4°C par rapport à la période 1980-1999.
Ces valeurs sont des moyennes, et le réchauffement pourrait être plus élevé, allant jusqu'à 6,4% dans le scénario le plus "polluant" établi par le Giec.

 

 "Sirène d'alarme"

 

Les experts jugent "très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les évènements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents".
Il est "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations plus fortes.
Le niveau des mers devrait s'élever entre 18 et 59 centimètres d'ici la fin du siècle, poursuit le rapport.

500 scientifiques de la planète se sont réunis pour publier ce volet scientifique du 4e rapport du Giec après 4 jours de discussions à huis clos à Paris."Si le dernier rapport du Giec (en 2001) était un appel à se réveiller, ce nouveau rapport est une sirène d'alarme", a immédiatement réagi l'association Greenpeace dans un communiqué."La bonne nouvelle est que notre compréhension du système climatique et de l'impact humain à son encontre s'est énormément améliorée. La mauvaise nouvelle, c'est que plus on en sait, plus notre futur apparaît dangereux", poursuit Greenpeace.

Qu’attend-on pour changer nos comportements ?


ELLE EST PAS BELLE LA TERRE

 


 

 


 

 

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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