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Lundi 29 janvier 2007

C'est l'affaire de toutes et tous.

 

LE CONTEXTE

Chiffres-clés : 

  • nombre d’automobilistes pour 1 000 habitants en 2005 dans le monde : aux USA : 808, en France : 596 et en Chine : 15
  • consommation d’électricité par habitant : 10 198 kilowatts par heure dans les pays développés, 1 155 kW/h dans les pays en voie de développement, 105 kW/h dans les PMA (mais 2 milliards de personne n’ont pas encore accès à l’électricité)
  • la consommation mondiale d’eau a triplé entre 1950 et 2000 passant à 4000 milliards de m3 (la consommation annuelle d’eau par habitant a augmenté d’environ 30%)
  • production mondiale annuelle de déchets dangereux : environ 350 millions de tonnes
  • les émissions mondiales de gaz carbonique ont quadruplé entre 1950 et 2000 passant de 1 630 à 6 521 millions de tonnes équivalent carbone

 

Le principe du développement durable repose sur l’idée qu’il faut rompre avec la non « soutenabilité » des modes de développement actuels, aussi bien au nord qu’au sud. L’usage toujours plus intensif des ressources naturelles, la montée des pollutions, l’extension urbaine, butent sur les limites d’un monde fini. C’est pourquoi le développement durable se fonde sur les deux concepts clés suivants : l’équité intergénérationnelle et l’équité géographique.

Les modes de production et de consommation actuels, les émissions de pollutions ne sont pas évalués à leurs coûts réels. La nature et les ressources naturelles, bien publics gratuits, sont pourtant rares et non renouvelables. Les systèmes de comptabilité nationaux, et donc de décision, ne reflètent pas la réalité : ils intègrent la création de valeur mais pas sa destruction.

 
LES ENJEUX

L’évolution vers des modes de production et de consommation durables ne signifie pas la décroissance : dans un monde où 3 milliards d’être humains vivent avec moins de 2 euros par jour, cette idée n’est pas acceptable. Elle oblige à repenser une autre mode de croissance, dans un monde aux ressources naturelles finies et aux équilibres écologiques menacés. Les progrès technologiques et la science permettent de progresser dans le caractère durable des modes de consommation et de production mais ne suffiront pas. Un changement profond de nos comportements individuels et collectifs, comme consommateurs et producteurs, est urgent. De même, il faut concevoir d’autres modes de gouvernance, au niveau local, national et international, prenant en compte les atteintes à l’environnement.

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Lundi 29 janvier 2007

Lutter contre le dérèglement climatique

 

LE CONTEXTE

Chiffres-clés :

  •  la température moyenne de la terre s’est élevée de 0,6°C au 20e siècle et devrait croître de 1,4 à 5,8°C d’ici la fin de ce siècle, selon le GIEC
  • la concentration de CO2 dans l’atmosphère a déjà augmenté de 40% au cours du 20e siècle et continue de croître à raison de 2 à 3 ppm par an
  •  les conséquences du réchauffement pourraient provoquer la migration de plus de 200 millions de personnes

Le climat change sous l’effet de l’action de l’homme, provoquant un réchauffement accéléré de la terre . Or, face à ce constat scientifique toujours plus étayé, la mobilisation internationale demeure insuffisante, risquant de remettre en cause la survie d’innombrables espèces sur terre : l’impact sur l’écosystème et les conséquences néfastes sur la biodiversité sont incalculables ; la montée des eaux menace de disparition complète bon nombre d’Etats insulaires ou de zones côtières, et provoquera des migrations massives de populations. La multiplication des phénomènes climatiques et leur intensité extrême seront également à l’origine d’épisodes de sécheresse ou d’inondations qui provoqueront de graves tensions sur les ressources alimentaires et les ressources en eau, ainsi que la réapparition de maladies éradiquées.

LES ENJEUX

Le constat scientifique soulève la question du coût écologique mais aussi économique et social de l’inaction. Le récent rapport de Nicholas STERN démontre notamment, s’il en était besoin, l’urgence d’une action collective immédiate et ambitieuse et chiffre pour la première fois le coût impressionnant de l’inaction. Il pourrait atteindre, au fil des ans, 5 500 milliards d’euros, soit près de 20 % du PIB mondial, alors qu’une action collective et immédiate devrait représenter un effort d’environ 1 % du PIB par an.

Il est plus que jamais nécessaire de se préoccuper de notre avenir de TERRIENS.
Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Lundi 29 janvier 2007
Le Président et les Elus du Conseil Régional de Picardie ont délibéré vendredi dernier pour attribuer à l'Association "Les Mondes solidaires" une subvention exceptionnelle de 20.000 euros, venant en complément des 30.000 euros versés en 2006.

Avec ces 20.000 euros complémentaires, nous allons pouvoir continuer d'épurer nos dettes.

Aux noms des bénévoles, des membres du Conseil d'administration, je vous remercie très sincèrement.

Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Vendredi 26 janvier 2007


Action_1Je relaye rapidement une campagne militante qui circule par mails en ce moment (merci à Imène): il s'agit de l'appel lancé par l'Alliance pour la Terre.

Le principe : tout le monde éteint ses veilles et lumières pendant cinq minutes le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h.

Le but : attirer l'attention des citoyens, des média et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et sur l'urgence de passer à l'action.

Pourquoi ? Parce que ça ne nécessite pas beaucoup de temps et d'efforts, ça ne coûte rien et plus il y aura de personnes qui participeront, plus le sujet pèsera dans l'élection présidentielle.
Et puis, le 1er février sortira à Paris un nouveau rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) des Nations Unies, ça sera une bonne occasion pour braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.

Alors pensez-y ! Ce genre d'action fait écho au Pacte écologique de N.Hulot et c'est bénéfique pour l'avenir de notre planète !
Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Vendredi 26 janvier 2007
Voici les principales dates de la connaissance sur l'effet de serre et le changement climatique (sources AFP) :

1827:
- le scientifique français Jean-Baptiste Fourier est le premier à évoquer l'"effet de serre", phénomène par lequel l'atmosphère de la Terre retient en partie la chaleur que lui apporte le soleil.

1896:
- le chimiste suédois Svante Arrhenius montre que les combustibles d'origine fossiles (pétrole, gaz et charbon) dégagent du dioxyde de carbone (CO2) en brûlant.

1958:
- le scientifique américain Charles David Keeling détecte l'impact dans l'atmosphère des émissions annuelles de CO2 (principal gaz à effet de serre ou GES) dues au recours accru aux énergies fossiles pendant le boom de l'après-guerre.

1970:
- les scientifiques européens et américains identifient d'autres GES (chlorofluorocarbone, méthane, protoxyde d'azote).

1979:
- un rapport de l'Académie américaine des sciences établit un lien entre effet de serre et changement climatique et avertit que "attendre pour voir pourrait signifier attendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard".

1988:
- le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) est créé sous l'égide des Nations-Unies: il doit établir un consensus sur la façon d'analyser et de mesurer le réchauffement climatique et faire le point régulièrement sur les connaissances en la matière.

1990:
- le premier rapport du Giec montre que les GES émis par les activités humaines sont en augmentation et craint qu'ils n'intensifient le phénomène de réchauffement climatique.

1992:
- le "sommet de la Terre" de Rio élabore la Convention de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC) et lance un appel pour une réduction volontaire des émissions de GES.

1995:
- second rapport du Giec montrant que les émissions de GES augmentent et mettant en cause l'impact des activités humaines sur le changement climatique.

1997: 
- les pays membres de l'UNFCC adoptent le protocole de Kyoto, fixant pour objectif aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de six GES de 5,2% à l'horizon 2008-2012 par rapport à leurs niveaux de 1990.

2000:
- les années 1990 apparaissent comme la décennie la plus chaude jamais enregistrée.

2001:
- publication du 3e rapport du Giec, prévoyant selon les scénarios une hausse des températures comprise entre 1,4 et 5,8 degrés Celsius entre 1990 et 2100 et une élévation du niveau des océans entre 9 et 88 centimètres. Les Etats-Unis, plus gros émetteur de GES de la planète, décident de ne pas ratifier le protocole de Kyoto, le Président George W. Bush estimant que son application coûterait trop cher à l'économie américaine.

2004:
- la Russie ratifie Kyoto - selon l'Agence internationale de l'énergie (Aie), la Chine est devenue le second pollueur mondial en CO2 en raison d'un recours accru aux énergies fossiles.

2005:
- 16 février: entrée en vigueur du protocole de Kyoto.
- 29 août: le cyclone Katrina dévaste les côtes du sud-est des Etats-Unis

2006:
- de nouvelles études pointent l'évidence d'un changement climatique: fonte des glaciers alpins en Europe, diminution de la couche de glace au Groenland, de la banquise au Pôle nord et du permafrost en Sibérie.
- la Californie s'engage à réduire ses émissions de GES d'ici 2020 à leur niveau de 1990.
- l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Sir Nicholas Stern, estime que le réchauffement climatique pourrait coûter 5 et 20% du PIB mondial faute d'action.

2007:
- 4 janvier: des scientifiques britanniques prédisent que 2007 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde.
- 2 février: Ouverture à Paris de la Conférence internationale sur l'Environnement .

à suivre...
Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Jeudi 25 janvier 2007

 

J’avais imaginé, il y a quelques années, de réunir des vieux sages de tous les continents pour démontrer la grande diversité de la nature humaine mais également l’ensemble des ressemblances ou similitudes qui nous unissent au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer.

Cette idée, sans doute utopique, s’est arrêtée là… Faute de participants et faute de moyens. Mais n’est-il pas temps de relancer ce projet pour que les peuples du monde puissent dire haut et fort que nous ne vivons sur une petite planète, semblable à une île dans le cosmos. Que nous ne voulons qu’une seule chose : Vivre en paix et pouvoir élever nos enfants dans les meilleures conditions.

Le profit est immédiat. On veut toujours plus et tout de suite. Le partage est plus complexe, plus difficile à mettre en œuvre. Et pourtant, ce n’est que par l’effort que nous y parviendrons.

Alors, essayons ensemble de construire des mondes solidaires. Car, que l’on soit jaune, noir ou blanc, rouge est toujours la couleur de notre sang. Que l’on soit chrétien, juif, boudhiste ou musulman, rouge est toujours la couleur de notre sang.

A vos commentaires

 

Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 23 janvier 2007

 Cette photo est purement magnifique. Je l'ai saisie sur le blogue de mon ami Francis.

 Je vous conseille d'aller le visiter, car les messages qu'il nous donne sont purs et beaux tout simplement.

 L'adresse : http://www.wat.tv/articles/ciscool


Bonne lecture
Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 23 janvier 2007

Sur le déficit initial de - 126.318 euros, constaté au lendemain du Festival, nous avons procédé depuis à diverses opérations qui nous ont permis :

1 – Reprise du Solde du 01/01/06 pour : + 45 352 euros, déficit résiduel : 80.966 euros.

2 – Réduire le montant de certaines factures pour : 10 397 euros (déficit résiduel : 70.569 euros)

3 – Partenariats privés complémentaires : 5 217 euros (déficit résiduel: 65.352 euros)

4 –  subventions publiques complémentaires :

     Conseil général de l’Aisne : 20.000 euros (votées le 06/11/2006 versées le 9/01/2006)

     Conseil régional de Picardie : 20.000 euros (sera votée le 26/01/2007)

Le déficit au 31 décembre 2006  est donc de - 65.352 euros.

Il nous reste à trouver  : 25.352 euros.
Par Patrick LACHAUSSEE - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 23 janvier 2007

LES RECETTES :

Au lendemain du festival 2006, la situation était la suivante et laissait apparaître un déficit de 126.000 euros.

SYNTHESE DES RECETTES

 

Prévisionnel

0%

 

            Réalisé

0%

POSTES

 

 BUDGET 2006

%

 

    AU 31/12/06

%

 

 

 

 

 

 

 

PARTENAIRES PROFESSIONNELS

 

                 58 000,00  

7%

 

              17 000,00  

2%

PARTENAIRES PRIVES

 

                 20 000,00  

2%

 

              88 760,00  

13%

PARTENAIRES PUBLICS

 

               124 000,00  

15%

 

            124 978,00  

18%

RECETTES ANNEXES

 

               208 000,00  

26%

 

            140 945,00  

20%

BILLETTERIE

 

               400 000,00  

50%

 

            316 453,00  

47%

 

 

 

 

 

 

 

TOTAL Y

 

             810 000,00  

100%

 

          688 136,00  

100%

PARTENAIRES PROFESSIONNELS : Nous avions déposé des dossiers de demandes de partenariats auprès des organismes professionnels suivants : ADAMI, SACEM, FCM (fonds pour la création musicale). Seule la Sacem  nous a accordé son soutien. Les autres n’ont donné aucune explication à leur refus.

PARTENAIRES PRIVES : Nous avions essuyé plusieurs refus et avons donc ramené au minimum les recettes de ce chapitre. Par chance, certains partenaires se sont manifestés quelques jours avant le Festival pour nous aider financièrement.

PARTENAIRES PUBLICS : Toutes les subventions demandées ont été obtenues sauf pour le Ministère de la Culture qui n’a pas donné de réponses à notre demande de subvention envoyée en Février 2006 et notre politique de relance de l’adhésion de nouvelles communes à l’opération « Communes solidaires »  a été un échec dans la mesure où aucune nouvelle commune n’a adhéré.

RECETTES ANNEXES : Ce sont les recettes liées aux revenus des bars, des locations d’espace sur le site, de la vente des produits dérivés. La chute enregistrée s’explique naturellement par la baisse de fréquentation.

BILLETTERIE : Là encore, la chute enregistrée a pour explication la baisse de fréquentation.

Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 23 janvier 2007
Je vous avez indiqué dans un précédent article que je vous donnerai l'intégralité des comptes du Festival pour 2006. Vous trouverez ci-après l'ensemble des éléments du bilan financier.

COMPOSITION DU BUDGET :

LES DEPENSES :

Le budget prévisionnel 2006, « côté dépenses »  était constitué de la matière suivante :

 

POSTES DES DEPENSES

 

 BUDGET

%

 

 REALISE

%

 

 

 

Prévisionnel

 

 

 au  31/12/06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A

ARTISTIQUE

 

           310 000 €

38%

 

         300 673€   

38%

B

REGIE TECHNIQUE ARTISTIQUE

 

             56 000 €

7%

 

             82 046 €

10%

C

REGIE TECHNIQUE SITE ET EXTERIEURS

 

             83 500 €

10%

 

             79 746 €

10%

D

GARDIENAGE ET SECURITE

 

             42 700 €

5%

 

             41 386 €

5%

E

FRAIS DE FONCTIONNEMENT

 

             51 300 €

6%

 

             32 626 €

4%

F

ACHATS DE MARCHANDISES

 

             38 000 €

5%

 

             36 224 €

5%

G

PROMOTION COMMUNICATION

 

             60 000 €

7%

 

             49 542 €

6%

H

HEBERGEMENT / RESTAU. FESTIVAL

 

             32 000 €

4%

 

             28 833 €

4%

I

FRAIS DE PERSONNEL

 

             99 300 €

12%

 

             99 685 €

12%

J

DIVERS

 

               5 200 €

1%

 

               7 224 €

1%

K

DIVERS (Sacem / Cnv y compris Remise)

 

             42 000 €

5%

 

             41 355 €

5%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOTAL X

 

         820 000 €

100%

 

         798 840 €

100%

 
ARTISTIQUE : Ce chapitre de dépense comprend les cachets d’artistes et l’ensemble des dépenses liées à leur accueil et pour lesquelles nous avons des obligations contractuelles notamment sur les fiches techniques. Ce chapitre peut être comprimé mais cela a naturellement des conséquences sur le niveau de la programmation artistique. A noter également que les cachets ont mécaniquement augmenté de 15 à 25% du fait de la nouvelle réglementation sur les intermittents du spectacle.

REGIE TECHNIQUE ARTISTIQUE : Ce chapitre concerne toutes les dépenses liées aux locations des espaces scéniques (scènes, matériels son et lumière, chapiteaux, stockage, vidéo, écran géant). Ces dépenses sont très difficilement compressibles dans la mesure où nous avons passé des appels d’offres et que nous sommes liés aux fournisseurs sur des contrats de trois ans. Cela nous a permis de réduire de 30% le coût de certaines prestations.

 

REGIE TECHNIQUE SITE ET EXTERIEURS : Ce chapitre comprend toutes les dépenses liées aux aménagements sur le site : location de tentes et chapiteaux, coût d’installation des équipements électriques sécurisés et normalisés, éclairage de tous les espaces, locations des toilettes, douches, location des terrain pour le grand parking et achat de la semence pour la pelouse, acquisition des panneaux de circulation normalisé, installations téléphoniques… Pour accueillir 20.000 festivaliers, ces dépenses sont incompressibles pour respecter les normes de sécurité et les normes sanitaires.

 

GARDIENNAGE ET SECURITE : Ce chapitre porte sur les dépenses liées à l’emploi de gardes de sécurité avant, pendant et après le festival. Le matériel installé sur le festival a été évalué à 7,879 millions d’euros par notre assureur et cela exige des conditions optimales de gardiennage. Le contrôle des accès, la mise en place d’une véritable unité médicale avec l’appui de secouristes, la location de matériel de communication ou de surveillance vidéo sont autant de dépenses obligatoires pour assurer une sécurité et une prévention optimale pour le public. Ils sont incompressibles et il serait dangereux de les réduire.

 

FRAIS DE FONCTIONNEMENT : Ces dépenses représentent seulement 4% du budget total. Elles réunissent les dépenses de location de la ferme mais aussi du bureau de l’association auprès de la commune de Fossoy, la location d’un local pour entreposer le matériel électrique, les assurances, les frais de courriers et de communication.  Les réduire équivaudrait à réduire des frais marginaux, sauf à ne plus souscrire l’assurance annulation mais là encore, les risques financiers seraient trop importants.

ACHAT DE MARCHANDISE : Ces dépenses sont liées à l’achat des boissons pour les bars et les produits dérivés que nous vendons sur le site du Festival. Ces achats ont montré qu’ils étaient au minimum et nous ne pouvons donc pas les réduire.

COMMUNICATION : Ces dépenses sont liées à tous frais liés à la promotion et à la couverture médiatique de l’événement. Habituellement ces dépenses atteignent 1/3 du budget des festivals de même niveau. Nous avons choisi de mener une campagne de promotion croisée avec des partenariats radio, télévision avec les médias écrits. Nous en avons vu les limites cette année car, certains partenaires n’ont pas respecté leurs engagements. Nous devrions normalement augmenter les dépenses de ce chapitre pour les faire porter progressivement à 70 et 100.000 euros.

HEBERGEMENT/RESTAURATION : Nous devons héberger des artistes, des intermittents qui viennent de loin, des journalistes (sinon ils ne viennent pas ) et nous servons durant le festival près de 2.800 repas aux personnels intermittents et bénévoles, aux artistes pendant la préparation et l’exploitation du Festival. Cette dépense est obligatoire et peut être réduite au maximum de 2.000 euros.

FRAIS DE PERSONNEL : Nous avons employé cette année 129 intermittents du spectacle. Certains ont travaillé quelques jours, d’autres plusieurs mois. Ils sont employés à la production, à l’installation du site, à l’exploitation des scènes pendant les concerts, à la communication, à la supervision de la sécurité, à la régie générale. L’ampleur prise par le festival exige l’emploi de ces professionnels dans le respect de leur droit et dans le respect de la loi, c’est-à-dire : le respect des horaires de travail, des conditions de travail, de la protection sociale et de la sécurité et de l’hygiène du travail. Cela explique le nombre d’intermittents employés car, compte tenu des amplitudes horaires dues au travail durant l’exploitation du festival, il est nécessaire d’avoir deux ou trois personnes sur certains postes qui doivent fonctionner 20h00 sur 24h00.Ces dépenses sont incompressibles dans la mesure où nous ne pouvons pas légalement et techniquement remplacer ces professionnels par des bénévoles.

Par Patrick LACHAUSSEE - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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