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Mercredi 7 mars 2007

La communauté de communes de la région de Château-Thierry a tout récemment voté une délibération autorisant son Président, Dominique Jourdain à signer la première convention de partenariat qui permettra, nous l'espérons tous, de relancer le Festival des Mondes solidaires dès 2008.

Nous voudrions remercier chaleureusement Dominique JOURDAIN et l'ensemble des élus qui ont ainsi construit le premier étage de ce que devra être le partenariat que nous souhaitons tous avec les collectivités locales.

Nous allons continuer à travailler pour le développement culturel, économique et touristique de notre belle région.  

Merci à toutes et tous pour votre soutien, nous allons encore en avoir besoin.

par Patrick IBAN publié dans : pourdesmondessolidaires
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Jeudi 8 février 2007

J'ai déniché un documentaire de la chaîne Canal+ expliquant comment la firme Monsanto manipule les politiciens et scientifiques pour cacher les résultats d'étude prouvant que certains OGM sont nocifs et peuvent créer des lésions à long terme.

Effrayant, pour voir la vidéo cliquez ici.

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 7 février 2007
Chers Amis,

Je confirme ce que vient d'écrire Dominique sur son blog en réponse à quelques messages polémiques.

La crise que nous venons de traverser aurait pu être bien plus dure si les élus du Sud de L'Aisne, de la Région Picardie, du département de l'Aisne ne nous avaient pas soutenu.

Rappelons que le Département et la Région nous ont attribué une subvention exceptionnelle de 20000 euros soit 40.000 euros de subvention. Les élus du sud de l'aisne ont apporter le concours financier également : l'ucssa a décidé d'annuler le cout de la location de la ferme, Jacques Krabal et Dominique Jourdain sont intervenus pour annuler des factures, Michèle Fuzelier s'est faite l'écho avec Alain Reuter de nos difficultés auprès du Président du Conseil Régional, Dominique mais aussi Hubert et d'autres encore se sont fait partout nos avocats auprès de la DRAC, du Département, de la Région. Même le maire de Fossoy, alors qu'il dispose d'un petit budget nous a aidé financièrement.

Tout le monde (Elu, politique, artiste, public, bénévole et volontaires de l'association...) a travaillé ensemble. Donc pas de polémiques inutiles !

Pourquoi n'y aura-t-il pas de festival en 2007 ? Nous avons pesé le pour et le contre et ce soir à l'occasion de la :
réunion du Conseil d'administration de l'association
que je présiderai à 20h30 en salle des fêtes de Fossoy,

je dirai pourquoi il ne peut y avoir de festival en 2007 car les raisons financières ne sont pas les seules qu'il faut invoquer.

Reconnaissons que les élus se sont mobilisés même au delà de ce que nous avions espéré. Reconnaissons aussi que les incantations ne suffisent pas. SI nous voulons un festival en 2008, il faudra le penser, le concevoir, le monter, le construire, le financer, y amener des artistes, des nouveautés, de la sensibilité et de l'humanité.

Tout cela mérite des efforts et tous ensemble nous les ferons.

Solidairement

Patrick LACHAUSSEE et l'ensemble du Conseil d'administration de l'Association
par Patrick LACHAUSSEE publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 5 février 2007
Cirque de création, le Grand Céleste doit sa notoriété à la  qualité artistique et à l'originalité de ses spectacles.

Dans l'intimité bleue de ses chapiteaux, mêlant   cirque au théâtre ambulant, le Grand Céleste s'est enrichit de personnages atypiques pour créer un   nouveau spectacle, poétique et complice.

Le spectacle « Drôle de Monde »   est une étrange galaxie où piano à queue, contrebasse, guitar, vibraphone et batterie mettent en piste un orchestre, partenaire de talent des artistes. La musique, omniprésente, apporte ce supplément d'émotion qui est l'identité même du Cirque du Grand Céleste.

Décalages surréalistes et humoristiques, références à différentes formes artistiques emportent les spectateurs dans un monde imaginaire, céleste, riche en évocations...  « un drôle de Monde » .

Il est ici question d'authenticité et d'innovation, d'absurde et de dérision. Un dialogue intime entre images, prouesses et musiques.

Site à visiter : http://www.grandceleste.com pour se préparer à un voyage cirquocéleste.

Un spectacle à ne pas rater !!!

Informations et réservation : 01 53 19 99 13
Adresse : 22 rue Paul Meurice 75020 Paris
Métro : Porte de Lilas
par Patrick LACHAUSSEE publié dans : ARTS ET CULTURES
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Vendredi 2 février 2007

On s’en doutait. Maintenant on sait.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a rendu son rapport dans lequel il estime notamment 1.000 ans de dérèglements climatiques et un réchauffement de +1,8 à +4°C sur un siècle en raison des gaz à effet de serre.

 

Les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine causeront de graves dérèglements climatiques, avec un réchauffement et une hausse du niveau des mers "pendant plus d'un millénaire", ont indiqué vendredi 2 février les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Les experts mondiaux réunis à Paris ont renforcé leur conviction que l'homme est responsable de "l'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20e siècle".Les experts du Giec affectent à cet impact humain sur le climat une certitude de 90%, contre 66% dans leur dernier rapport en 2001.

Ils donnent pour la première fois une "meilleure estimation" du réchauffement attendu d'ici la fin du siècle: la température grimperait de +1,8 à +4°C par rapport à la période 1980-1999.
Ces valeurs sont des moyennes, et le réchauffement pourrait être plus élevé, allant jusqu'à 6,4% dans le scénario le plus "polluant" établi par le Giec.

 

 "Sirène d'alarme"

 

Les experts jugent "très probable que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les évènements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents".
Il est "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs, ainsi que les typhons et ouragans, deviendront plus intenses, avec des vents plus forts et des précipitations plus fortes.
Le niveau des mers devrait s'élever entre 18 et 59 centimètres d'ici la fin du siècle, poursuit le rapport.

500 scientifiques de la planète se sont réunis pour publier ce volet scientifique du 4e rapport du Giec après 4 jours de discussions à huis clos à Paris."Si le dernier rapport du Giec (en 2001) était un appel à se réveiller, ce nouveau rapport est une sirène d'alarme", a immédiatement réagi l'association Greenpeace dans un communiqué."La bonne nouvelle est que notre compréhension du système climatique et de l'impact humain à son encontre s'est énormément améliorée. La mauvaise nouvelle, c'est que plus on en sait, plus notre futur apparaît dangereux", poursuit Greenpeace.

Qu’attend-on pour changer nos comportements ?


ELLE EST PAS BELLE LA TERRE

 


 

 


 

 

par Patrick IBAN publié dans : PLANETE EN DANGER
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Vendredi 2 février 2007

Novartis, troisième laboratoire pharmaceutique mondial, s’attaque au gouvernement indien à propos de la production de médicaments génériques en dénonçant la loi indienne sur les brevets adoptée début 2005. Cette loi a mis l’Inde en conformité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la propriété intellectuelle (accord ADPIC : Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Conformément à l’accord ADPIC, elle renforce considérablement l’emprise des brevets et leur durée. Toutefois, et notamment grâce à une forte mobilisation des ONG en 2005, elle contient une exception qui permet de ne pas breveter les médicaments ne comportant pas de réelles innovations. C’est le cas du Glivec, médicament contre des formes de cancer, que l’Inde refuse de breveter.

Comme en Afrique du Sud en 2001, les grandes entreprises pharmaceutiques, ici Novartis, tentent de s’opposer à ces dispositions en intentant un procès au gouvernement indien pour qu’il abandonne la fabrication de génériques. Il s’agit pour ces entreprises de pouvoir occuper le marché avec des médicaments de leur marque. Si Novartis gagnait ce procès, ce serait la porte ouverte à une généralisation de l’interdiction de fabriquer des génériques en Inde. Or les génériques indiens soignent des populations nombreuses, qui autrement n’auraient pas accès aux soins : près de 70% des exportations de médicaments indiens se dirigent vers les pays en développement, plus de la moitié des médicaments utilisés dans ces pays pour le traitement du sida sont produits en Inde. Pour Attac, le droit d’accès aux soins et plus largement le droit à la santé sont des droits fondamentaux de la personne humaine et des droits sociaux, qui ne sauraient être subordonnés à des considérations mercantiles.

C’est la raison pour laquelle Attac signe et appelle à signer la pétition initiée par Médecins Sans Frontières, qui vise à exiger que Novartis abandonne son procès contre le gouvernement indien, pour permettre la fabrication de médicaments génériques.

Pour signer la pétition : http://www.msf.org/petition_india/france.html

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 31 janvier 2007

 

UN SEUL MOT : MERCI...

Comme convenu, nous étions tous réunis ce matin à la Sous Préfecture de Château-Thierry pour dresser le bilan financier de 2006 et envisager l'avenir, c'est-à-dire, 2007 et les années suivantes.

Tous les partenaires étaient présents. Invités par le Sous-Préfet : La DRAC de Picardie, le Conseil régional de Picardie, le Conseil Général de l'Aisne, le Pays du Sud de l'Aisne, les Communautés de Communes de Château-Thierry, Charly sur Marne, Condé en Brie, Fère en Tardenois.

Tous se sont mis d'accord pour élaborer une convention pluriannuelle réunissant tous les partenaires publics et l'association "Les mondes solidaires" pour assurer la pérennisation du Festival.

La préparation de cette convention va prendre quelques mois et de nouvelles réunions seront organisées d'ici peu selon un calendrier qui nous amènera au quatrième trimestre 2007, vers une signature officielle de la convention, en novembre ou décembre. Ce partenariat entre les institutions et l'association permettra d'organiser la sixième édition du Festival des mondes solidaires en 2008.

En plus de cela, la Communauté de communes et la ville de Château-Thierry, le Conseil général et le Conseil régional nous aideront financièrement à organiser un concert-événement en 2007 en coopération avec "EN AVANT LA CULTURE" et les acteurs culturels locaux. Nous aurons l'occasion d'en reparler très prochainement et pas plus tard que samedi prochain, à l'occasion des "Etats généraux de la culture", rendez vous à la Biscuiterie de Château-Thierry à partir de 15h00.

Je voudrais remercier Monsieur le Sous-Préfet et l'ensemble des personnes présentes ce matin pour la richesse du débat qui fut le nôtre. Merci de votre soutien, Merci de nous aider ainsi au milieu de cette crise de croissance, de cette adolescence difficile.

Cela montre que la culture est avant tout une affaire de société.

Merci.

par Patrick LACHAUSSEE publié dans : pourdesmondessolidaires
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Mardi 30 janvier 2007

URGENCE POUR LE DARFOUR

On ne peut que se réjouir de la fermeté des 53 dirigeants africains qui ont refusé hier de s’incliner devant le président soudanais Omar al-Bashir : à ce dernier qui revendiquait la présidence de l’Union Africaine, ils ont enjoint de cesser ses attaques contre le Darfour.

Mais l’Union Africaine doit durcir le ton : cesser d’ignorer la résolution du Conseil de Sécurité pour l’envoi d’une mission de maintien de la paix au Darfour, accepter l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne ainsi que l’imposition de sanctions efficaces contre le régime de M.Bashir.

L’Union Africaine ne manque pas de volonté politique mais de ressources : elle a besoin d’un soutien financier et logistique, et l’Union Européenne a un rôle important à jouer sur ce plan. Ce n’est qu’avec l’aide de Bruxelles que l’Union Africaine pourra intervenir efficacement dans d’autres régions du continent africain et promouvoir ses intérêts. Elle doit notamment se battre pour un meilleur accord à Doha, lutter contre la corruption de manière à attirer les investissements étrangers nécessaires pour réduire la pauvreté.

L’Afrique a besoin de partenaires européens forts pour promouvoir la démocratie et le développement. Sinon la Chine offrira une option dans laquelle la démocratie et les Droits de l’Homme seront ignorés. L’Union Africaine n’est pas parfaite mais elle a montré hier qu’elle peut être efficace. Il lui faut le soutien et l’encouragement des pays occidentaux

Les opinions publiques doivent se mobiliser sur cette urgence. 

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 29 janvier 2007


 

LE CONTEXTE

Chiffres-clés :

  • 2 millions d’enfants meurent chaque année de maladies liées à l’eau
  • 5% du PIB de l’Afrique subsaharienne sont perdus chaque année du fait des problèmes liés à l’eau
  • un euro investi dans le domaine de l’eau a une rentabilité économique de 8 euros

Le thème de l’eau est souvent abordé au niveau international, essentiellement sous l’angle du développement, comme ce fut le cas au Forum mondial de l’eau de Mexico (mars 2006). Un des Objectifs du Millénaire porte ainsi sur la réduction de moitié du nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable, un objectif similaire sur l’assainissement ayant été ajouté lors de la conférence de Johannesburg en 2002. Cela revient à fournir d’ici 2015 l’eau potable à 260 000 personnes supplémentaires chaque jour et un assainissement de base à 370 000 personnes supplémentaires chaque jour.

Toutefois, ce défi international est principalement centré sur le « petit cycle de l’eau » (l’eau utilisée par l’être humain pour ses besoins vitaux). Il ne saurait faire oublier les objectifs liés au « grand cycle de l’eau » (l’eau dans le milieu naturel), c’est à dire les objectifs de gestion intégrée et efficiente de la ressource, qui conditionnent l’atteinte des premiers. 

 
LES ENJEUX

Il est nécessaire de renforcer l’engagement des pays en faveur de modalités efficaces de gestion de l’eau, qui est au cœur des enjeux environnementaux actuels :

  • sans dispositif suffisant de traitement des eaux usées, notamment dans les grandes métropoles, il n’est pas possible d’assurer la préservation de l’écosystème ;
  • inondations, sécheresses, élévation du niveau marin sont autant de manifestations du changement climatique auquel l’humanité va devoir faire face ;
  • alors que la ressource en eau est souvent partagée entre plusieurs pays (mers, lacs, cours d’eau, nappes souterraines), sa rareté et sa qualité écologique deviennent des enjeux de plus en plus sensibles, qui justifient une gouvernance renforcée, d’autant que le lien entre gestion de l’eau et diversité biologique apparaît de plus en plus étroit

· L’assainissement : accès et préservation de la ressource en eau

Devant la croissance de la population mondiale, notamment dans les villes, l’assainissement est une question cruciale pour la santé humaine et la protection des milieux naturels. Or cette question ne fait pas l’objet à ce jour de toute l’attention nécessaire et mérite de devenir une priorité au moins égale à celle de l’eau potable. Les bénéfices économiques de l’assainissement sont en effet très nettement supérieurs aux coûts des investissements et de la maintenance nécessaires.

2,6 milliards d’habitants n’ont pas accès à un assainissement de base : la plupart des villes des pays émergents ou en développement et notamment des plus grandes mégalopoles n’ont quasiment pas d’installations de traitement des eaux usées, qui sont encore rejetées, directement dans le milieu naturel ou après un simple traitement primaire. 85% de la pollution anthropique est rejetée dans l’environnement.

- L’adaptation nécessaire de la gestion de l’eau au changement climatique

Dans la mesure où la ressource en eau sera directement touchée par le changement climatique, l’atelier examinera la situation sous les angles de la sécheresse et des inondations plus fréquentes, du niveau marin plus élevé et des mesures à mettre en œuvre pour prévenir les situations les plus graves. Les conséquences en terme de coûts pour protéger les populations ou de déplacements de population pourraient être gigantesques.

· La gouvernance des eaux, notamment des eaux partagées

L’eau est source de vie et vecteur de l’ensemble des activités humaines. Sa gestion est l’objet de nombreuses difficultés : partage de la ressource, prise en compte des pollutions, gestion des risques, partage des bénéfices. Par ailleurs, une grande partie des ressources en eau sont partagées entre plusieurs pays, qu’il s’agisse de nappes souterraines, de mers et de lacs, ou de cours d’eau transfrontaliers. La gestion de ces ressources partagées est souvent un enjeu de conflit, tant en matière de quantité que de qualité.

Avec les mondes solidaires, nous sommes bien placés pour comprendre que la bonne gestion de l'eau est essentielle aux bons équilibres entre les hommes.
par Patrick IBAN publié dans : PLANETE EN DANGER
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Lundi 29 janvier 2007

C'est l'affaire de toutes et tous.

 

LE CONTEXTE

Chiffres-clés : 

  • nombre d’automobilistes pour 1 000 habitants en 2005 dans le monde : aux USA : 808, en France : 596 et en Chine : 15
  • consommation d’électricité par habitant : 10 198 kilowatts par heure dans les pays développés, 1 155 kW/h dans les pays en voie de développement, 105 kW/h dans les PMA (mais 2 milliards de personne n’ont pas encore accès à l’électricité)
  • la consommation mondiale d’eau a triplé entre 1950 et 2000 passant à 4000 milliards de m3 (la consommation annuelle d’eau par habitant a augmenté d’environ 30%)
  • production mondiale annuelle de déchets dangereux : environ 350 millions de tonnes
  • les émissions mondiales de gaz carbonique ont quadruplé entre 1950 et 2000 passant de 1 630 à 6 521 millions de tonnes équivalent carbone

 

Le principe du développement durable repose sur l’idée qu’il faut rompre avec la non « soutenabilité » des modes de développement actuels, aussi bien au nord qu’au sud. L’usage toujours plus intensif des ressources naturelles, la montée des pollutions, l’extension urbaine, butent sur les limites d’un monde fini. C’est pourquoi le développement durable se fonde sur les deux concepts clés suivants : l’équité intergénérationnelle et l’équité géographique.

Les modes de production et de consommation actuels, les émissions de pollutions ne sont pas évalués à leurs coûts réels. La nature et les ressources naturelles, bien publics gratuits, sont pourtant rares et non renouvelables. Les systèmes de comptabilité nationaux, et donc de décision, ne reflètent pas la réalité : ils intègrent la création de valeur mais pas sa destruction.

 
LES ENJEUX

L’évolution vers des modes de production et de consommation durables ne signifie pas la décroissance : dans un monde où 3 milliards d’être humains vivent avec moins de 2 euros par jour, cette idée n’est pas acceptable. Elle oblige à repenser une autre mode de croissance, dans un monde aux ressources naturelles finies et aux équilibres écologiques menacés. Les progrès technologiques et la science permettent de progresser dans le caractère durable des modes de consommation et de production mais ne suffiront pas. Un changement profond de nos comportements individuels et collectifs, comme consommateurs et producteurs, est urgent. De même, il faut concevoir d’autres modes de gouvernance, au niveau local, national et international, prenant en compte les atteintes à l’environnement.

par Patrick IBAN publié dans : PLANETE EN DANGER
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