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Samedi 19 mai 2007
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain
Qui meurt pour un oui pour un non


Si c’est un homme (1946)
Primo Levi
Il nous a quitté il y a 20 ans. Sa pensée est toujours si présente.
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 16 mai 2007
Le réchauffement climatique : quelques questions élémentaires

Nous sommes nous déjà posés les bonnes questions ? Ces questions qui pourtant sont les plus importantes pour notre existence de demain, pour celles de nos enfants.
Posons les nous avant qu'il soit trop tard ? Jean-Marc Jancovici les pose pour nous et nous apporte des éléments de réponse. Faites connaître son site, discutez en en famille, entre amis, au travail. Il est plus que temps.

site de l'auteur :
www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com
Aspects physiques du changement climatique : vue d'ensemble
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Pourquoi dit-on que la planète se réchauffe ?
Ce réchauffement a-t-il commencé ?
L'effet de serre, c'est différent du trou dans la couche d'ozone ?
Variation du climat et augmentation de l'effet de serre due à l'homme, c'est pareil ?
Météo et climat, c'est pareil ?
 
Les gaz à effet de serre - généralités
Quels sont les gaz à effet de serre ? Quelles sont leurs contributions à l'effet de serre ?
Peut-on dire que le gaz carbonique est un poison ?
Qu'est-ce que les aérosols ? - Quel est le rôle des nuages ?
 La responsabilité de l'homme est-elle établie pour le surplus de CO2 dans l'air ?
 
Prédire l'avenir
Un changement de climat, c'est juste un changement de température moyenne ?
Qu'est-ce qu'un modèle climatique ? Quelles sont leurs premières conclusions ?
Peut-on faire confiance aux modèles climatiques ?
De combien la température peut-elle monter ?
 Où nous situons-nous dans l'échelle des températures par rapport à ce qui s'est passé auparavant ?
Les températures et les précipitations vont-elles évoluer partout de la même manière ?
Les émissions du XXIè siècle "comptent-elles" pour la température en 2100 ?
Cesser rapidement d'émettre des gaz à effet de serre suffirait-il à tout arrêter ?
 
Les risques
Savons nous où est le "seuil de danger" ?
Les phénomènes extrêmes de toute nature vont-il augmenter à l'avenir ?
Les courants marins vont-ils changer ?
Que risquent les écosystèmes terrestres ?
Allons-nous transformer l'océan en un lac d'acide ?
Allons nous être tous malades ?
Les océans vont-ils tout submerger ?
Le "trou dans la couche d'ozone" va-t-il s'agrandir ?
Les hommes sauront-ils rester sereins ?
N'y aura-t-il pas des régions épargnées par le changement climatique ?
Ne peut-on compter sur une "bonne surprise" qui calmera le processus ?
Que vont devenir les "puits de carbone" ?
Faut-il redouter les hydrates de méthane ?
Effet de serre et tabac : une petite comparaison pédagogique...
 
Le cycle du carbone
Les "puits de carbone" ne vont-ils pas absorber le surplus de CO2 ?
Ne suffit-il pas de planter des arbres pour compenser les émissions ?
 
Faut-il croire les scientifiques qui nous parlent de l'avenir du climat ?
Qui sont les scientifiques ?
Depuis combien de temps sait-on que l'homme agit sur le climat ?
Qu'est-ce que le GIEC ?
Faut-il croire tous ceux qui s'expriment dans la presse ?
Les journalistes sont-ils de bons porte-parole des experts ?
 
Les gaz à effet de serre et nous
Comment évoluent actuellement les émissions de gaz à effet de serre ?
A quoi ressemble notre consommation énergétique actuellement ?
Quels actes de la vie courante "font" de l'effet de serre ?
 Combien de gaz à effet de serre dans notre assiette ?
Combien de gaz à effet de serre dans notre poubelle ?
Quelles émissions de gaz à effet de serre pour la famille de l'auteur ?
 
Agir collectivement : quand, comment, et jusqu'où ?
La disparition des énergies fossiles ne va-t-elle pas régler le problème "tout seul" ?
Ne faut-il pas "attendre de voir" avant de faire quelque chose ?
Quels sont les niveaux de réduction souhaitables ?
Que signifie concrètement d'arrêter la hausse du CO2 dans l'air ?
Suffit-il de laisser sa voiture au garage ?
Ne serons nous pas sauvés par la technique ?
Ne suffit-il pas de mettre le gaz carbonique dans un grand trou ?
Si la collectivité souhaite agir, que peut-elle faire ?
Quels sont les objectifs des négociations internationales ?
 Les Américains sont-ils les rois des affreux ?
Qui devrait réduire en premier ?
 
Agir individuellement, chez soi ou dans son entreprise
Effectuer sa "BA" pour agir contre le changement climatique : quelques ordres de grandeur
Je suis chef d'entreprise ou directeur d'une administration : puis-je faire quelque chose ?
Manicore, société d'utilité publique... ou gros pollueur ?
Faut-il être optimiste ou pessimiste pour l'aptitude au changement "des gens" ? 
 
Existe-t-il un monde idéal ?
Existe-t-il des énergies sans CO2 ?
Que peut-on attendre des voitures électriques ?
Pourrions nous vivre juste comme aujourd'hui avec juste des renouvelables ?
Que peut-on dire sur un monde qui serait "énergétiquement vertueux" ?
 
Effet de serre et économie
La croissance économique "fait-elle" de l'effet de serre ?
Peut-on justifier de ne pas agir parce que cela coute trop cher ?
Ne serions nous pas déjà en décroissance ?
Combien plus cher avec une taxe carbone ?
Qu'est-ce que les permis d'émission ?
Qu'est-ce que l'équation de Kaya ?
 
Effet de serre et choix pour l'avenir en France
Combien de gaz à effet de serre seront émis si l'on construit le 3è aéroport parisien ?
Combien de gaz à effet de serre seront émis en plus si l'on remplace les centrales nucléaires par des turbines à gaz ?
 
par Patrick IBAN publié dans : PLANETE EN DANGER
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Mardi 15 mai 2007

Face à la platitude culturelle dans laquelle on voudrait que le monde tourne, les Fatals PIcards comme la plupart des groupes qui se sont produits au Festival des Mondes solidaires, ont un autre message à transporter jusqu'à nos oreilles et nos cerveaux.

Vous le savez. Les Mondes solidaires ont toujours voulu apporter au plus grand nombre, un spectacle de qualité, un spectacle qui ouvre nos esprits à des cultures différentes, venues de partout. Différentes mais pourtant si semblables sur le fond. Elles nous procurent du plaisir, des pensées, une ouverture vers les autres cultures, celles qu'on ne connaît pas bien. Celles dont on voudrait qu'elles nous fassent peur.

A quelques semaines de la date à laquelle aurait du avoir lieu le Festival des Mondes solidaires, je ne peux m'empécher de penser avec tristesse au silence qu'il y aura cette année sur l'esplanade de la Ferme du Ru Chailly pendant le premier week end de Juin.

Ce n'est pas faute d'avoir essayer de réunir des fonds. A vrai dire, nous n'avons fait que ca depuis des mois. Nous arrivons à peine à près d'un an après le flop du 5ème Festival à combler les dettes qui ont été les nôtres.

Il est donc impossible d'organiser quoique ce soit cette année. Les Fatals Picards, mais aussi Brice Kapel, les Beautés vulgaires, les Marcel et son orchestre, Alpha Blondy, et de nombreux autres artistes de la région ou d'ailleurs, des techniciens, des professionnels du spectacle souhaitent nous aider à remonter quelque chose. Y parviendrons nous ? Je n'en sais rien.

Nous avons une ambition pour notre région. Nous avons une ambition pour les échanges entre les peuples. Nous avons une ambition pour un monde plus solidaire, plus responsable, plus respectueux des hommes, des femmes et des enfants, plus respectueux de son environnement. Mais pour cela, nous avons besoin de soutiens. Ces soutiens ont été certes nombreux mais il faut se mobiliser encore plus pour que notre ambition commune devienne une réalité?

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 9 mai 2007

Les Fatals Picards, groupe désormais mythique après son passage au Festival des Mondes solidaires, vous donnent rendez-vous le samedi 12 mai au Hartwall Areena à Helsinki en Finlande. Pour ceux qui ont leurs places sur france télévisio, qu'ils n'hésitent pas à adresser des Sms pour voter en leur faveur.

Pour écouter l'amour à la française c'est là.

Le 23 avril, est sortie la nouvelle version de Pamplemousse Mécanique qui inclue la chanson "l'amour à la française" . Ceux qui ont acheté la première version peuvent se consoler en regardant la version haute qualité du clip. Sinon, il peuvent aussi acheter cette nouvelle version de l'album. En effet, ils ont du trancher dans les pistes introuvables pour pouvoir mettre ce titre eurovisionesque.

Ivan l'a dit sur France Inter, "on y va pour gagner... On y va aussi pour mettre les couleurs de la France au firmament de la culture européenne !!!"

Alors soutenons les... Les Solidaires avec les Fatals Picards !!!

Pour aller faire un tour sur leur site, cliquez ici
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 23 avril 2007

Marc s'est envolé.

Il chante désormais dans d'autres cieux, d'autres lieux, d'autres nids mystérieux...

Sur le plancher des vaches sur lequel nous sommes restés, nous scrutons le moindre battement d'ailes, le plus petit mouvement de gorge, le plus simple des regards, le plus beau des bruissements de plumes.

Vole vole vole Marco

Vole vole vole beau rossignol.

Ton chant , à jamais en nous, est gravé.

Vole vole vole

Et surtout continue de chanter, de chanter et de chanter encore

Sur les chemins de ta nouvelle liberté.

 

par Emmanuelle et Patrick publié dans : pourdesmondessolidaires
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Jeudi 22 mars 2007

Plusieurs soirs par semaine, dans la pénombre de la nuit qui avance, des centaines d'hommes et de femmes convergent vers la place de la République. Ils viennent seul ou en groupe de deux ou trois. Sur cet ilôt au milieu de rues où circulent des automobilistes pressés, un camion aux couleurs des "restos du coeur" s'avance. Au moment, où il se gare, nombreux sont ceux et celles qui l'attendent déjà.

Un soupe, un sourire, un morceau de viande, des boites de biscuits ou je ne sais quoi d'autre. Toutes et tous viennent chercher ce réconfort.

Sous les arbres sans feuille de cet hiver gris et triste, certains mangent rapidement ce qu'on leur donne. D'autres emportent cette nourriture dans des sacs de plastique et s'en retournent vers des endroits qu'on n'imagine même pas.

Sur cette place où la statue illumine de sa sagesse l'humanité, symbôle de la féminité incarnée en civilisation de fraternité, de liberté et d'égalité, le contraste est puissant. Pendant ce temps, à quelques antennes de là, celles et ceux qui prétendent pouvoir devenir présidentes ou présidents de la République glosent sur les horizons rectangulaires de nos télévisions pour déverser des promesses d'avenir meilleur. De la soupe pour gogos qui en bons citoyens absordent ces nourritures audiovisuelles sur fonds de sauce de sondage et autres assanités.

La soupe populaire est toute autre Place de la République. Elle a des relents de désespoir et de rejet. Elle a un arrière goût d'oubli. Elle est amère comme les promesses qui jamais ne se concrétisent en vérités.

Elle est pourtant si belle... La République !!!  

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 20 mars 2007

 Dans son dernier livre, Une brève histoire de l’avenir, à la fois fascinant et dérangeant, Jacques Attali déroule l’histoire des soixante prochaines années du monde. Dans une brillante synthèse, historique, politique, sociale, économique, écologique, scientifique et technique, il reprend certains grands thèmes de ses livres précédents, et notamment Les trois mondes, Lignes d’horizon, Fraternités ou L’homme nomade, pour nous plonger dans les racines du passé afin de discerner les branches porteuses de notre avenir.

 Le premier tiers du livre constitue une des plus étonnantes histoires « co-évolutive » des civilisations humaines jamais écrite : de l’ancienne Egypte aux dynasties chinoises, en passant par le Bassin méditerranéen, le Moyen Age européen, l’Inde ou le Moyen-Orient, il met en perspective les trois ordres qui conditionnent le développement des sociétés humaines : l’ordre rituel (religieux), l’ordre impérial (militaire) et l’ordre marchand (contrôle de l’économie). Etape par étape, en suivant les « cœurs » du monde (Bruges, Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New York et Los Angeles), il décrit l’implantation de la démocratie de marché, la naissance du capitalisme, la mondialisation, l’influence croissante d’Internet et des objets nomades dans les relations sociétales et dans les nouvelles formes de travail.

 Mais progressivement, il se projette dans un avenir de plus en plus inquiétant, marqué par ce qu’il appelle « l’hyperempire » (l’extension de la démocratie de marché, avec ses règles impitoyables, allant jusqu’à la marchandisation du temps et du corps), « l’hyperconflit », (le choc armé de politiques, de cultures, de religions, entre des Etats ou des groupes se déclarant incompatibles, en lutte pour le contrôle des flux financiers, de l’énergie ou de l’eau). Des groupes puissants représentés par les mafias, les cartels, les « entreprises pirates », les « criminels en col blanc », s’appuyant sur « l’hypersurveillance », au détriment des règles de base de la vie privée et de l’éthique de la vie en société. De ce champ de bataille réel et virtuel des prochaines années Jacques Attali fait émerger la lueur de l’espoir.

Son livre se termine sur une note positive. Les hommes redeviennent responsables de leur avenir. Ils se rassemblent dans ce que l'auteur appelle « l’hyperdémocratie ».  Mais les bases de la construction de ce grand futur sont jetées : réseaux solidaires, démocratie participative, « entreprises relationnelles », ONG, micro-crédits, intelligence collective... Encore faudra-t-il qu’au-delà des luttes de pouvoir et de l’égoïsme de chacun, les hommes prennent conscience de leur communauté de destin avec une nouvelle forme de « sagesse » pour référence principale. Alors « se dessinera, au-delà d’immenses désordres, la promesse d’une Terre hospitalière pour tous les voyageurs de la vie ».

A lire absolument.

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Jeudi 15 mars 2007

Lucie Aubrac:

Une Grande Dame nous quitte

Lucie Aubrac est née le 29 juin 1912, et son mari Raymond le 31 juillet 1914. La vie de cette fille de maraîchers semble marquée du sceau du refus et de la quête de liberté. Après de brillantes études qui la menèrent à passer avec succès le concours d'entrée à l'École Normale, elle se destine à devenir institutrice. Déjà, elle refuse l'uniforme et l'univers carcéral de l'internat et choisit, à 17 ans à peine, de s'installer à Paris et de gagner se vie en faisant la "plonge" dans un restaurant. 

Son engagement militant de femme et de citoyenne la pousse à rencontrer de jeunes partisans communistes et à vendre des journaux contestataires. Pourtant, réfractaire à toute forme d'embrigadement ou de conformisme, elle refuse de suivre les cours de l'école de Moscou.


Lucie Aubrac est une jeune femme durant l'Entre-Deux-Guerres, mais elle perçoit avec force les douleurs de son temps. Au contact de jeunes polonais, hongrois, roumains et allemands, elle prend conscience du danger du fascisme et de ses méthodes. Le choc est plus dur encore lorsqu'elle se rend en Allemagne à l'occasion des Jeux Olympiques de 1936 et y découvre les premiers ravages de l'antisémitisme nazi. Parallèlement elle poursuit ses études, obtient son bac, deux certificats d'histoire et de géographie à la Sorbonne, puis l'agrégation d'histoire. Elle est alors nommée professeur à Strasbourg où elle rencontre Raymond Samuel, alors jeune ingénieur des Ponts et Chaussées. Mettant pour un instant les malheurs du temps de côté, les deux jeunes gens sortent, dînent, dansent et tombent amoureux.

La guerre se charge pourtant de les rappeler à la sinistre réalité. En juin 1940, la France humiliée signe l'armistice avec Hitler et le gouvernement de Vichy ouvre la voie de la collaboration. Dans l'ombre et la clandestinité, une autre voie s'ouvre, celle de la Résistance, dont Lucie et son mari furent deux figures majeures.

Immédiatement, ils choisirent le refus de la défaite et s'engagèrent dans la Résistance à Lyon en contribuant à la création du mouvement Libération-sud. Raymond devint alors membre de l'état-major de l'armée secrète de Delestraint. Arrêté puis relâché le 15 juin 1943 par la milice, il fut à nouveau arrêté par la Gestapo le 21 juin 1943 à Caluire, avec Jean Moulin.

Une fois de plus, Lucie refusa de se soumettre et de laisser son mari entre les mains de tortionnaires. A la tête d'un commando armé, elle mène une opération militaire pour le faire libérer. Après le succès de cette opération, les deux époux quittèrent la France en février 1944 pour rejoindre De Gaulle à Londres, puis à Alger.

A la fin de la guerre, elle fut chargée de la mise en place des comités départementaux de libération, puis déléguée à l'Assemblée Consultative. Raymond devint le plus jeune commissaire de la République (1944-45) puis entra au ministère de la Reconstruction et s'occupa du déminage du pays (1945-1948)

Refusant de se servir de son passé d'héroïne de la Résistance pour faire une carrière politique, Lucie Aubrac reprit ses activités d'enseignante et de femme engagée, au Maroc et durant la guerre d'Algérie.

Plus de 50 ans après, Lucie Aubrac reste toujours aussi consciente et sensible aux maux qui nous entourent. Elle parcourt la France pour montrer aux plus jeunes que la Résistance ne doit pas se limiter aux périodes de guerre. Résister, refuser, être prêt à monter en première ligne pour défendre sa liberté est un acte de citoyenneté. En temps de paix, c'est le vote qui confère à tous cette chance de pouvoir donner son avis. Il faut donc en faire bon usage. 

Un témoignage tel que celui-ci est ce qu'il y a de plus précieux pour un historien. Souvent, notre travail se résume à des écrits lointains et des encyclopédies poussiéreuses mais ici, le XX ème  siècle nous rend visite. Madame Aubrac en est le symbole parfait: elle a connu les atrocités, les crimes et les pires extrémités du siècle dernier mais ne les a jamais tolérés. Refusant l'abrutissement des masses ou les fatalités du temps, elle est aussi la preuve que le XX ème siècle fut porteur de courage, d'honnêteté et d'idéaux.

Jeune femme de l'Entre-Deux-Guerres, héroïne chevaleresque de la Résistance et femme moderne de l'après guerre, Lucie Aubrac est une référence historique et un modèle pour la cause des femmes. Pour les générations protégées de l'après guerre, elle incarne, avec force, le choc de l'histoire.

Que son témoignage, son courage, son énergie nous donnent la force nécessaire pour relever les défis d'aujourd'hui sans oublier ce que l'histoire peut nous apporter.



par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 12 mars 2007


Quand le dernier arbre aura été coupé,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été attrapé,
Seulement alors,
l'Homme se rendra compte que l'argent ne se mange pas...

Prophétie indienne
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mercredi 7 mars 2007
PETITION POUR LA LIBERTE DES OTAGES
PLUS DE 5 ANS SANS INGRID BETANCOURT

 

Monsieur le Président de la République Française, Mesdames et Messieurs les députés européens, nous vous demandons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour favoriser la mise en place d’accords humanitaires en Colombie, seule issue envisageable pour la libération des otages.

 

Nous remettons notre espoir entre vos mains.

 


Proclamation de Yolanda Pulecio, mère d’Ingrid Betancourt

 

Le 23 février 2007 dernier, on a célébré le 5ème anniversaire de la privation de la liberté de Mme Ingrid Betancourt, c’est à dire 1 825 jours, 43 800 heures ou encore 2 610 000 minutes, sans pouvoir agir pour son propre compte ni prendre ses propres décisions. Sa tragédie est à l’image de ce que vivent plus de 3000 séquestrés en Colombie.

 

Ingrid incarne une femme qui s’affronte avec détermination et grandeur aux maux de la société colombienne. Sa lutte contre la corruption et pour la transparence des services publiques a mis plusieurs fois sa vie en péril ; son engagement permanent l’a poussée à être candidate à la Présidence de la République.

Son enlèvement, le 23 février 2002, s’est produit au beau milieu de la campagne présidentielle, alors qu’elle se rendait auprès de ses partisans à San Vicente du Caguan en zone démilitarisée, peu de temps après la rupture de dialogue entre le gouvernement et les FARC.

 

La Vie sans Liberté est une vie sans dignité. La séquestration crée des lésions profondes dans la vie et la dignité des personnes. Aucune cause ne la justifie ; il est absurde d’invoquer un révolution supposée rendre sa dignité à un peuple, si elle s’appuie sur l’enlèvement de milliers de personnes. Lorsqu’ils ont enlevé Ingrid ils ont écourté sa campagne politique, ils lui ont enlevé sa liberté et, avec elle, sa dignité de vie. Aujourd’hui, Ingrid est devenue le symbole de la lutte pour la liberté de milliers de personnes en Colombie et à travers le monde.

 


Le supplice de la séquestration est une douloureuse expression de la dégradation de la guerre.
Seul un accord érigeant les limites humanitaires au conflit armé que connaît la Colombie depuis 40 ans pourra mettre fin à ces séquestrations. Des milliers de personnes ont été aussi victimes d’autres violences : disparitions forcées, déplacements, perte d’êtres chers ou pire, perte de la vie.

 


Tout acte de violence commis par un acteur armé contre une population civile désarmée est inacceptable et condamnable quelles que soient ces pratiques arbitraires, et quels que soient les auteurs.

 

5 ans sans Ingrid Betancourt : Mobilisons-nous !
Au milieu du conflit armé en Colombie, il existe des enlèvements crapuleux et des enlèvements politiques comme ceux d’Ingrid, de soldats, de parlementaires et de gouverneurs. Les séquestrations politiques sont les plus longues ; certains soldats et policiers connaissent ces conditions infâmantes depuis plus de 8 années. Le Gouvernement a le devoir de chercher une solution urgente à cette situation.

 

A l’heure actuelle aucune des deux parties ne souhaitent la libération des otages. Ni la guérilla qui les considèrent comme butin de guerre, ni le gouvernement qui juge toute négociation comme étant un acte de faiblesse. Rendre la liberté et la vie à ces personnes est la meilleure manière de démontrer la solidité des institutions colombiennes. Il est urgent qu’un accord humanitaire mette définitivement fin à cette pratique inhumaine de la séquestration.

 

Nous conjurons le Gouvernement Colombien de ne pas tenter de sauvetage « à feu et à sang » ; les séquestrés ont droit à la vie et la vie est le premier droit de toute nation.

 

Il est besoin de volonté et décision politique pour trouver une solution qui ne s’applique pas au détriment de l’Etat et des institutions ; plusieurs expériences dans le monde l’ont ainsi démontré.

Parce que “la Vie n’est pas une force pour la violence, mais pour la Liberté” Hannah Arendt

EN CE 8 MARS, PENSONS A ELLE ET A TOUTES LES AUTRES.


Cliquez sur l'affiche pour aller sur le site du comité de soutien.


par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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