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Vendredi 16 janvier 2009

L'association les Vieilles Charrues est désormais jumelée avec le Festival de Kayes-Médine Tamba (Mali, Sénégal).

 

 

4.000 kilomètres séparent les deux manifestations. D'un côté, Les Vieilles Charrues. L'un des plus grands festivals d'Europe de plein air, organisé chaque été en plein coeur de la Bretagne, à Carhaix, accueille autour de 200.000 festivaliers sur quatre jours dans une commune de 8.000 habitants. De l'autre, le Festival International de Kayes Médine Tamba, organisé depuis 4 ans entre le Mali et le Sénégal et initié par Alice Guéguen Dakouo, épouse d'un Cornouaillais tombé amoureux du Mali, voici 30 ans...
Pourtant éloignées géographiquement, les deux parties se sont très vite retrouvées sur de nombreux points communs : valoriser, au travers d'un événement culturel, un territoire et son patrimoine ; initier et développer des projets en partant du local et en privilégiant le principe d'une économie solidaire etc.
A l'origine de ce rapprochement, l'association finistérienne Solidarité Dar El Salam Sénégal, membre de la grande famille des bénévoles des Vieilles Charrues, qui contribue au développement d'initiatives locales dans plusieurs villages maliens et sénégalais, a fait se rencontrer les deux manifestations et reste le pivot du partenariat.

Apports techniques
Celui-ci s'est d'abord concrétisé par le voyage en février 2006 au Mali de Jacquito, l'un des régisseurs techniques du festival breton. Ce dernier avait pour mission de livrer un audit sur l'organisation de la 3e édition du festival de Kayes Médine Tamba (KMT). L'année suivante, Les Vieilles Charrues choisissaient de poursuivre leur soutien en finançant à nouveau une mission de trois semaines du même Jacquito. Les différentes préconisations techniques émises allaient pouvoir être réalisées par des équipes locales.

Les projets
Désormais, si l'intervention de Jacquito doit être reconduite pour la 5e édition du festival africain – elle aura lieu du 12 au 15 février 2009- Les Vieilles Charrues entendent explorer de nouvelles pistes de collaboration : développement de partenariats privés avec des entreprises bretonnes, actions de conseil en communication, développement touristique... Ainsi, l'association centre bretonne continuera d'accompagner l'évolution d'une manifestation dont elle se sent proche, en privilégiant des projets impliquant le concours d'acteurs locaux.

Les réalisations
D'autant que l'investissement considérable de l'équipe réunie autour d'Alice Guéguen Dakouo a déjà permis de nombreuses réalisations : travaux de restauration du bâtiment principal du Fort de Médine, avec la contribution d'experts et de compagnons spécialisés dans la restauration des monuments historiques en France, développement de nouvelles structures hôtelières et l'amélioration de l'existant pour mieux accueillir les touristes, inauguration du Syndicat d'initiatives de Kayes, création de clubs "jeunesse et développement" à Kayes, Bamako et Tambacounda pour aider les jeunes à créer des entreprises viables et lutter ainsi contre l'émigration clandestine.

Si vous voulez aider cette aventure, laissez vos commentaires ci-après. Je transmettrai vos messages de soutien.

Cliquez sur le site : http://www.festival-kayes-medine.com

Par Patrick IBAN - Publié dans : ARTS ET CULTURES
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Samedi 13 décembre 2008
Les petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies avant les pourparlers appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité. Appuyez cet appel:
Cliquez ici pour signer la pétition
 


Imaginez que la mer autour de vous engloutisse votre pays et qu'il disparaisse littéralement sous vos pieds, où que les légumes que vous cultivez et l'eau que vous buvez soient détruits par le sel, et votre dernière chance est à chercher refuge dans d'autres terres où les "réfugiés climatiques" n'ont pas de statut officiel. Ce n'est pas un rêve, c'est la triste réalité pour des millions de personnes qui vivent sur les îles à travers le monde, des Maldives en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

C'est pourquoi ces petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies, avant les pourparlers la semaine prochaine, appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la paix et la sécurité.

Ce mouvement est né du désespoir, un défi pour les puissances mondiales afin de mettre fin à leur complaisance et de lutter contre cette crise au même titre que l'urgence des guerres. Mais les états insulaires s'apprêtent à lancer une campagne féroce contre plus gros pollueurs, pour ce faire, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant afin que les voix s'élèvent pour soutenir cet appel -- Elle sera présentée par des «ambassadeurs» des îles pour renforcer leur résolution à l'ONU la semaine prochaine:
ww.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

L'Arctique est en train de fondre tellement vite que, pour la première fois de l'histoire de l'humanité on pourra y naviguer directement. Les ouragans et d'autres conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Comme l'écrit un membre d'Avaaz de Saint-Kitts: «Alors que les États-Unis peuvent évacuer une zone lorsqu'un puissant ouragan est annoncé, sur les îles, nous ne disposons pas de cette option.» Maintenant, les petites nations insulaires - dont la plupart des points culminants sont souvent seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer - sont en train de préparer des plans d'évacuation pour garantir la survie de leurs populations.

Le Président des Palaos, une petite île dans le Pacifique, a récemment déclaré:
"Les Palaos ont perdu au moins un tiers de leurs récifs de corail en raison des changements climatiques. Nous avons également perdu la plupart de notre production agricole en raison de la sécheresse et aux extrêmes marées hautes. Ce ne sont pas que des théories, scientifiques sur les pertes -- nous perdons nos ressources et nos moyens de subsistance... Pour les Etats insulaires, le temps n'est plus compté. Il est épuisé. Et notre chemin pourrait très bien être la fenêtre de votre propre avenir et l'avenir de notre planète."

Au-delà des îles, les pays comme le Bangladesh, dont la population de 150 millions de personnes souffre déjà de la perte d'une grande partie de leur territoire. L'expérience des communautés les plus vulnérables de notre planète sert d'avertissement et nous montre ce qui nous attend: des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus intenses, des conflits sur l'eau et les vivres, la disparition des côtes et des centaines de millions de réfugiés.

Cette courageuse campagne à l'initiative des petites îles, pour la survie et aussi la nôtre -- plus nous aurons de signatures à livrer à l'ONU la semaine prochaine, plus cet appel d'urgence résonnera sur la protection de notre avenir commun: 
http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning

Soyons solidaires !!!

Par Patrick IBAN - Publié dans : PLANETE EN DANGER
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Mercredi 10 décembre 2008

La nouvelle génération de dirigeants africains a un défi important à relever : sortir de la pauvreté des millions de personnes. Cet objectif ne peut pas être atteint sans une société réellement démocratique, sans une application réelle de la loi, sans équipements de santé et d'enseignement, sans une société civile responsable, et sans un cadre permettant une forte croissance économique. En d'autres termes, aucun de ces objectifs ne peut être atteint sans une bonne gouvernance.

La Fondation Mo Ibrahim est un projet africain lancé dans les buts suivants :

  • Stimuler le débat sur une bonne gouvernance dans les pays d'Afrique sub-saharienne et dans le monde.
  • Fournir des critères objectifs permettant aux citoyens de demander des comptes à leur gouvernement.
  • Reconnaître les réalisations des dirigeants africains et fournir un moyen pratique permettant aux dirigeants africains de témoigner de leurs actions positives passées sur le continent, une fois qu'ils ont quitté leur poste.

“Rien, absolument rien n'est plus important pour l'Afrique qu'une bonne gouvernance” Mo Ibrahim

Pour en savoir plus, cliquez ici sur le lien.

Par Patrick IBAN
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Lundi 8 décembre 2008

"Résultat de l’état de guerre permanent et de l’anarchie ambiante, les sévices sexuels se multiplient dans les provinces orientales du pays. Ils atteignent des sommets de sauvagerie."

Cettre phrase, je l'ai trouvée dans un article de 2007. Qu'en est-il aujourd'hui ? Depuis le mois d'août dernier, la guerre frappe à nouveau l'est de la République démocratique du Congo. Des rebelles s'opposent aux armées du Congo. Et, au beau milieu de tout cela, des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, victimes de toute sorte d'horreurs. Beaucoup de femmes et de jeunes filles sont violées. Les enfants sont transformés en soldats. Tous se déplacent et se déplacent encore sur des dizaines de kilomètres, fuyant les combats et les bourreaux qui tuent, pillent, violent en toute impunité.

Les bourreaux sont connus mais ne seront sans doute jamais jugés. Pourquoi tout cela ? Pour quelques mines de je-ne-sais-quel produit susceptible d'être vendu à des acheteurs aux mains sales et à la conscience restée propre ? C'est contre les acheteurs que nous devons aussi porter nos accusations. Diamants de conflits et autres pierres précieuses, or, argent, cobalt. "L'argent appelle l'argent" comme dit la chanson de Zao, ce célèbre chanteur congolais. 

Les ONG et les agences des Nations unies tentent sur le terrain d'apporter leur aide aux populations déplacées, meurtries, violées dans leur maison, sur les chemins ou cachées dans les forêts. Elles viennent grossir la longue liste des victimes silencieuses.

Nous, ici, à quelques jours de Noël, ne restons pas silencieux !!!  

Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 8 décembre 2008

La profanation du cimetière militaire de Notre Dame de Lorette vient nous rappeler combien des individus sont capables d'ignominies.

Inacceptable, horrible, incompréhensible... Cette série de profanations sur des tombes juives, musulmanes, chrétiennes est-elle le fruit d'illuminés ou de groupes organisés ? Quoi qu'il en soit, c'est une insulte à la mémoire des morts, une insulte à leurs enfants... Une insulte à notre mémoire collective dont les valeurs sont les victimes de ces attentats à l'honneur de nos morts.

Nous étions nombreux à descendre dans la rue, lorsque le cimetière de Carpentras avait été profané en 1990. Aujourd'hui, où sont les manifestants silencieux qui défilaient par dizaines de milliers dans les rues de Paris. Aujourd'hui, on laisse faire sans rien dire.

Il me semble que ces profanations mettent en cause les valeurs qui fondent la société toute entière. Nous ne devons pas rester silencieux. Nous devons nous mobiliser pour condamner avec force ces actes ignobles. Ne laissons pas faire.

N'oublions pas que l'on soit juif, chrétien ou musulman, rouge est toujours la couleur de notre sang !!!

Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Dimanche 6 juillet 2008

Malgré des mois de lutte et de travail pour redresser la barre, le Festival des Mondes solidaires qu'une poignée de mercenaires de la culture avait tenté d'implanter dans le sud de l'Aisne est mort et ne renaîtra pas. Il y aura eu 5 éditions, plus belles les unes que les autres, mais sans le soutien d'entreprises locales, sans le soutien des professionnels de la culture dans notre région, sans le soutien de la DRAC, il est désormais impossible de faire vivre un événement comme celui-ci.

Il aura attiré pourtant près de 100.000 spectateurs dans le village de Fossoy. Il a été animé par plus de 2.000 bénévoles et plus de 1.500 artistes sont venus du monde entier pour jouer et chanter et danser à la Ferme du Ru Chailly à Fossoy. Malgré le soutien sans faille de Dominique Jourdain et de Jacques Krabal, les aides du Département et de la Région, de la ville de Château-Thierry, de la communauté de communes de la vallée de la marne et des communes solidaires, il est devenu impossible de relancer la machine.

Les terrains qui accueillaient le Festival sont désormais remis en culture et l'ensemble du matériel est quasiment vendu. S'il reste quelqu'argent après paiement de nos dettes, il sera réinvesti dans des projets de développement en Afrique jusqu'à ce que nos caisses soient vides.

Il ne restera alors que de bons souvenirs et des mercis qui résonnent à l'infini en direction de tous les bénévoles qui ont fait de ce projet fou, une belle aventure humaine.

Par Patrick IBAN - Publié dans : TRISTESSE
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Dimanche 6 juillet 2008

Face à l'existence de conflits violents, avec les conséquences désastreuses qui en résultent pour les conditions de vie des populations, la communauté de la coopération pour le développement ne peut que réaffirmer son attachement à la paix et à la prévention. Pour éviter que des conflits violents n'éclatent, il faut instaurer au sein des sociétés une volonté de coopération permettant la coexistence pacifique de communautés diverses à l'intérieur d'un même pays et entre nations. La prévention des conflits est un des piliers de la lutte contre la pauvreté et du développement durable. Les organismes d'aide reconnaissent désormais la nécessité de travailler à l'intérieur des conflits et sur les conflits, et non plus autour des conflits, et de faire de la construction de la paix l'axe principal de leur action face à une situation de conflit.

Cela constitue un pas important dans la direction d'un engagement à long terme alors qu'autrefois les efforts étaient concentrés sur les mesures à court terme destinées à faciliter le redressement et la reconstruction au sortir des conflits. Le présent complément aux Lignes directrices 1997 du CAD sur les conflits, la paix et la coopération pour le développement à l'aube du XXIe siècle se rapporte essentiellement aux conflits collectifs - conflits entre groupes à l'intérieur d'un même pays ou entre pays. Il concerne aussi, dans une certaine mesure, les violences des Etats à l'encontre de groupes et d'individus. Pour oeuvrer efficacement à la paix, les organismes d'aide doivent travailler en collaboration avec les partenaires dans les pays en développement, avant, pendant et après les conflits.

La construction de la paix et la prévention des conflits appellent une collaboration entre les organismes d'aide et les autres instances gouvernementales compétentes des pays donneurs et d'autres acteurs de la communauté internationale. En instaurant une « culture de la prévention » et en procédant à des analyses approfondies, reposant notamment sur des études d'impact de la paix et des conflits et l'élaboration de scénarios, les donneurs pourront améliorer la qualité de leur action commune au service d'une paix durable. Les politiques doivent aussi être claires, cohérentes, intégrées et coordonnées si l'on veut améliorer l'efficacité de la prévention et de la gestion des conflits.

Parmi les domaines d'action pertinents figurent les échanges, la finance et l'investissement, les affaires étrangères, la défense et la coopération pour le développement. contribueront à rehausser l'efficacité des efforts de prévention, d'atténuation et de règlement des conflits. Conscients de cet impératif, les organismes d'aide acceptent les risques associés à une plus grande intervention sur ce terrain délicat et hautement politique. 

-  Adopter une attitude constructive et des approches novatrices tendant à inciter à la paix.
- Tenir compte des coûteuses leçons passées qui ont montré combien il est important d'appliquer des politiques suivies et cohérentes et des instruments intégrés pour maximiser les retombées positives de l'action engagée et éviter de faire involontairement du mal.
- Jouer la transparence, faire connaître ses intentions, et élargir et approfondir le dialogue avec les partenaires à tous les niveaux afin de favoriser l'appropriation.
- Associer activement les femmes, les hommes et les jeunes aux processus de construction de la paix et de décision. Tous les acteurs doivent prendre davantage conscience du rôle omniprésent que jouent les différences entre hommes et femmes dans les conflits violents ainsi que dans leur prévention et leur règlement.
- Faire preuve de souplesse et agir en temps opportun, en inscrivant ses efforts dans une perspective à long terme et en s'appuyant sur des analyses politiques et socio-économiques à long terme de la situation régionale, nationale et locale, même pour des interventions à court terme.
- S'appliquer à renforcer les capacités locales susceptibles d'influer sur la politique des pouvoirs publics et de remédier à l'exclusion sociale et politique. S'engager sur le long terme et adopter une optique de prévention des conflits.

« Agir en amont » pour prévenir les conflits violents à la source est un désir que partagent tous les organismes de coopération pour le développement. Les donneurs apprennent à étudier les mesures émanant de nombreuses instances gouvernementales sous l'angle de la prévention des conflits afin d'assurer la cohérence et la globalité de leur action d'ensemble. Autrement dit, ils recherchent des moyens d'intégrer les considérations de prévention des conflits dans tous les domaines d'intervention des pouvoirs publics, de la coopération pour le développement aux échanges en passant par l'investissement et la politique étrangère. En d'autres termes, ils s'appliquent à instaurer une culture de la prévention. Des dispositions concrètes comme l'analyse et le suivi des évolutions observées dans les zones où les risques de conflit sont élevés permettent de détecter l'émergence d'un conflit et d'y mettre un frein avant qu'il n'éclate. Des éléments de plus en plus nombreux tendent à montrer qu'une action préventive précoce, si elle réussit, est moins onéreuse qu'une intervention plus tardive visant à faire cesser la violence et à réparer les dommages.

Par Patrick IBAN
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Dimanche 2 mars 2008

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A l’initiative de l’Agence française pour le développement et le ministère français des Affaires étrangères, plusieurs chercheur-es dressent dans cet ouvrage un état des lieux de la prise en compte des hommes et des femmes dans les actions de développement du secteur de l'eau et de l'assainissement. Basé sur les expériences de la coopération française, il examine, dans un premier temps, les évolutions majeures survenues depuis les années 1970 en matière tant de rencontres internationales, de recherche, de terminologie que d'approches spécifiques visant à intégrer le genre dans les processus de développement.

Il propose ensuite une description de la répartition "traditionnelle" des pouvoirs entre les groupes sociaux dans les sociétés africaines, selon des critères d'âge, d'ethnie, de statut, de religion et de genre, et des évolutions en cours depuis quelques décennies liées à des facteurs économiques, sociaux et culturels. La troisième partie analyse les perceptions, connaissances et pratiques des usagers, et plus spécifiquement des usagères. Puis, l'étude expose la manière dont les différents types d'usager-es sont pris en compte, et ce à tous les stades des projets hydrauliques. La dernière partie définit ce qu'est une approche par la demande, et présente les différentes méthodes destinées à l'évaluer.

Ce travail s'achève sur des recommandations élaborées par le MAE et l'AFD, ayant pour objectif une implication effective de l'ensemble des usager-es dans la gestion de l'eau et de l'assainissement.
Auteur-es : Allély D., Drevet-Dabbous O., Etienne J., Francis J., Morel A L’Huissier A., Chappé P., Verdelhan Cayre G.

[fr] Genre, eau et développement durable, Expériences de la coopération française en Afrique subsaharienne,&#8232;pS-Eau, AFD, Ministère des Affaires Etrangères, Banque Mondiale, Collection Etudes et Travaux, Editi (62 hits)

Par Patrick IBAN
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Samedi 1 mars 2008

 

 

Le festival transfrontalier Kayes, Médine,Tambacounda du 14 au 17 Février a vu la participation des Ministres Sénégalais et Malien et un plateau culturel d’artistes des deux régions, notamment les cantatrices Maliennes Kandia Koité et Ma Sakho n°1, Mariama Sakiliba, et Mbaye Dièye Faye, le percusionniste du Super Etoile.

Après Sénédébou et Bakel, Mme Alice Dakouo, l’initiatrice des journées culturelles touristiques, est revenu pour un festival inter-Etat Kayes-Médine-Tambacounda. Ces trois localités ont quelque chose en commun. Elles possèdent des Forts, vestiges de la pénétration Française et le soutien au comptoir commercial. Cette dame passionnée par la valorisation des sites et monuments historiques, a exprimé son amour pour ce passé glorieux, trait d’union entre les peuples.

La première édition des Journées Touristiques et Culturelles de Kayes-Médine a permis le brassage des cultures et de faire revivre l’histoire à travers les manifestations culturelles et des spectacles « son et lumière ».

Les populations de la région ont fait revivre les us et coutumes des khassonkés, des Peulhs, des Maures et des Bambaras et le clou des cérémonies était sans ambages la prestation des forgerons, des griots, mais surtout les Dossos (chasseurs).

Médine, au cœur du Khasso, baigne dans le fleuve Sénégal. Rendu célèbre par le Fort construit par Faidherbe et commandé par Paul Holl. Et le siège de 97 jours d’El hadji Omar Tall en 1957, Médine illustre la gloire des héros africains et commémore l’histoire d’un passé commun à l’Afrique et la France.

A Médine Khasso, à 12 Km de Kayes, la première région du Mali, dans la commune de Hawa Dembaya, livre ses secrets. La tradition orale reste vivace. Les traces et les écrits confirment. Médine, conjuguée au passé comme au présent, laisse apparaître un lieu chargé d’histoire, de confrontations, de résistances et d’échanges entre les peuples. Le Sénégal et le Mali se partagent ce patrimoine qui a vu la naissance d’illustres fils comme Lamine Coura Guèye, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal, Abdou Sarr qui s’est révélé comme le plus jeune instituteur de l’AOF sorti de la première école du Mali.

Tête de pont pour la conquête du vaste terroir compris entre le bassin du Sénégal et du Niger, la construction du Fort fut suivie de celle d’un chapelet d’autres ouvrages militaires du Nioro du Sahel, de Kita, de Kondou, de Bamako.

Ces ouvrages marquent l’avancée des Français dans la conquête de ce qui deviendra plus tard le Soudan Français.

La première édition a eu lieu en février 2005 à Kayes, c’était déjà pour renforcer les liens entre les deux villes, Kayes et Tambacounda qui se ressemblent. Enclavées qu’elles sont par rapport à leur capitale régionale, elles ont une histoire commune avec la fédération du Mali qui a uni les deux pays, le Sénégal et le Mali de 1959 à 1960 selon Mme Gueguen .

Elles ont un tourisme complémentaire, elles ont des richesses culturelles, patrimoniales et naturelles communes.

Le festival a pour objectif de promouvoir un nouveau produit dans un circuit touristique inter- Etats qui est en train de naître pour les sénégalais, les Maliens, les touristes européens, américains et tous les autres. L’occasion est mise à profit pour faire la promotion d’artistes, de jeunes talents dans les domaines de la musique, du chant, de la danse comme Diwandji, entre autres, avec un accent particulier sur les talentueux artistes peintre, sculpteurs, bijoutiers, tisserands, femmes teinturières et potières.

La connexion est trouvée avec des artistes en France avec la signature d’un partenariat pour des échanges culturels avec l’un des plus grands festivals européen, le « festival des vieilles charrues » en Bretagne. Le théâtre est a l’honneur au cours de ce festival pour sensibiliser les jeunes sur la nécessité de prendre en charge l’Afrique .

 

Pape Demba SIDIBE


Vu sur le site http://www.lesoleil.sn
Par Patrick IBAN - Publié dans : ARTS ET CULTURES
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Lundi 25 février 2008
« L'Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée ».
Cheikh Tidiane Diop

Cheikh Tidiane Diop : « l’Afrique en attente »
 «  L’Afrique en attente  » L’Harmattan 2006, de Cheikh Tidiane DIOP

L’auteur de cet ouvrage magnifique est Cheikh Tidiane DIOP. Né au Sénégal, diplômé des Universités de Dakar, de Bourgogne et de Franche-Comté, il est titulaire d’un DESS en Gestion et Politiques Urbaines et d’un Master en Analyse et Gestion des Politiques Sociales, il prépare actuellement un Doctorat dont la problématique porte sur « les alternatives au modèle occidental de développement ».

Le continent africain serait en « faillite ». Ce constat rapide réalisé par de nombreux commentateurs ne résiste pas à l’analyse car l’hypothèse de l’échec des Africains participe d’un mépris ethnocentrique et traduit une vision latente dans l’inconscient de certains intellectuels : celle d’une Afrique dépendante et incapable de prendre son destin en main. Cette vision dans l’histoire des études consacrées à l’Afrique, tire sa substance dans les récits peu objectifs des explorateurs-conquérants et continue de rencontrer un succès foudroyant au XXIème siècle en raison d’une prétendue marginalisation du continent.
Une certaine littérature touristique, les médias, les agences de presse continuent de propager une image peu valorisante de l’Afrique, image faite de catastrophes, de famines, d’êtres pitoyables, affligés de maladies et se trouvant dans l’incapacité absolue. Ces observations rapides, superficielles et sensationnelles sont relayées par les organisations humanitaires qui se plaisent à sensibiliser l’opinion des nations nanties tout en faisant leur business sur la misère des malheureux africains. Convaincus que l’Afrique va ainsi, on occulte cette autre Afrique possible. Comment l’Afrique peut s’ouvrir au monde sans s’enfermer dans de nouveaux schémas de dépendance ? Comment surmonter les paradoxes de la mondialisation et parvenir à la définition d’un autre modèle de développement pour nos sociétés ?

Ce livre se donne comme objectif de rompre avec la tendance de l’afro-pessimisme triomphant pour fournir les bases d’une nouvelle vision aux élites politiques et intellectuelles africaines mais également à tout ceux qui s’intéressent objectivement à l’Afrique.

L’auteur de « l’Afrique en Attente ? » exhorte les Africains à regarder ce qui se passe dans le reste du monde pour comprendre que leur salut ne pourra venir que d’eux mêmes. Une nouvelle génération d’élites africaines devra relever le défi des Droits Humains et de la Paix sur le continent afin de garantir des espaces sûrs pouvant refaire de l’Afrique un partenaire fiable. Dans la nouvelle configuration géopolitique du monde, l’Afrique est appelée à jouer un rôle prépondérant en s’instituant dans un cadre unitaire comme un pôle de puissance.
 
Par Patrick IBAN - Publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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